Le correspondant local de Sud Ouest, Arnaud Dejeans, interviewe dans l’édition du 18 octobre 2014 notre élu Pascal Lafitte ainsi que le socialiste Jean-Henri Aguerretche.
« Ce n’est pas parce que Peyuco Duhart a remporté l’élection au premier tour que les deux groupes d’opposition ont baissé les armes. Ils décryptent le début du mandat. »

« Les deux chefs de file des groupes abertzale (26 % aux dernières élections) et socialiste (19 %) ont été interviewés séparément. Mais la photo ci-dessus prise en avril dernier lors de l’intronisation du maire est peut-être annonciatrice d’un rapprochement futur (pour 2020 ?). Une union des forces de gauche jadis impossible quand Émile Amaro était encore au Conseil municipal. Le retrait de ce dernier, au lendemain de la déroute socialiste, a permis aux Luziens de découvrir une nouvelle figure : Jean-Henri Aguerretche, employé à l’Office 64 de l’Habitat.

Ce quinquagénaire d’Alturan connaît bien son camarade Pascal Lafitte puisqu’ils ont défendu le même maillot de rugby il y a quelques années, celui de l’Olympique. Entrée en mêlée des deux chefs de file d’opposition. »

Pascal Lafitte, élu Herri Berri

Pascal Lafitte : « Peyuco a changé »

L’instituteur rêvait d’accrocher un deuxième tour. Mais ce n’est pas parce que les électeurs ont en décidé autrement qu’il a baissé les armes. « Au contraire, ces municipales ont insufflé une nouvelle dynamique dans notre groupe. Herri Berri s’étoffe, nous ne travaillons plus à cinq ou six mais à plus de 20 personnes désormais. » Comme lors du dernier exercice, un turnover devrait être pratiqué en cours de mandat « pour former de nouveaux élus ». Et ce n’est pas forcément Lamia Horchani (remplacée à mi-mandat par Alain Duclercq) qui laisserait son fauteuil au Conseil municipal.

Le chef de file d’Herri Berri veut « faire et faire savoir ». En allant sur le terrain et en communiquant les résultats des investigations à la population. Les problématiques du logement, de l’eau, de la place des seniors seront passées au crible.

« Pour le logement, il ne faut surtout pas que la majorité se repose sur ses lauriers en se contentant d’Alturan ou Elgar. Au moins, Philippe Juzan assumait en disant que s’il y avait un déficit de logements sociaux, c’était de la faute des élus. » La rétrogradation de l’adjoint à l’urbanisme est, d’après Pascal Lafitte, symptomatique du changement d’attitude du maire : « Depuis le départ de MAM (Michèle Alliot-Marie, NDLR), Peyuco Duhart a changé de ton. Il dit que c’est lui le patron. Mais Peyuco Duhart confond autorité et autoritarisme. Franchement, on ne supporte plus son attitude avec nous. Nous ne sommes jamais associés aux vraies décisions. Gérer la commune en bon père de famille est une chose, mais il ne doit pas l’être avec nous. Cela frise la condescendance. »

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