résidences secondaires en bord de mer

Enfin ! Depuis le temps que Herri Berri le réclame, le projet de loi de finances rectificative, encore en débat parlementaire à l’écriture de ces lignes, intègre une augmentation de 20% la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Vu l’ampleur du phénomène ici, non seulement c’est justifié mais cela ne peut être qu’un début.

Nous soulignons toutefois deux problèmes. D’abord, la sous-occupation d’un logement ne peut être interprétée de manière identique selon qu’il s’agit d’une propriété de famille en attente de transmission aux enfants, ou d’un investissement de pure villégiature voire carrément spéculatif. Une surtaxe équitable se doit d’être assortie de variables objectifs, permettant d’éviter tout à la fois l’effet « filet pélagique » qui ramasse tout et une dérive de type cas par cas.

Ensuite, une fois la mesure adoptée, le travail restera entier lorsque l’on rappelle que son application sera soumise au bon vouloir des maires.

Or, Peyuco Duhart pleure devant l’incapacité financière à préempter du foncier et déplore la baisse des dotations de L’État, mais rejette ces nouveaux gisements fiscaux, pourtant ciblés sur ceux-là mêmes qui par phénomène de rétention contribuent si lourdement à plomber le marché immobilier. Espérons pour lui qu’il n’aura pas, demain, à augmenter les impôts locaux, cette fois-ci inévitablement pour tout le monde…

Berriak – janvier 2015