Skate-park communal

La délibération municipale stipule : « Engagée depuis quelques années dans une volonté de se doter d’équipements sportifs et de loisirs de qualité, et afin de répondre à une certaine demande, la commune de Saint-Jean-de-Luz envisage l’implantation d’un skate-park communal d’initiation pour les 8-12 ans sur le parking Marañon.  »Ces travaux, assimilés à un aménagement d’aire de sport avec mouvements de terre, relèvent du champ d’application de la déclaration préalable en application des dispositions des articles L 421-4 et R 421-23 du code de l’urbanisme. Pour satisfaire aux obligations règlementaires, M. le Maire doit être autorisé par délibération du conseil municipal à déposer le dossier de déclaration préalable.  Il est proposé au conseil municipal : – d’autoriser M. le Maire à signer et à déposer l’imprimé de déclaration préalable relative au projet du skate-park communal.
Skatepark à Saint-Jean-de-Luz

Réflexion autour du skate park

« Il y a maintenant quelques mois, vous présentiez une délibération nous proposant de participer à la construction d’un skate park pour pratiquants confirmés sur le site de l’entreprise Quicksilver. Moyennant une convention d’utilisation entre la Ville et l’entreprise Quicksilver, le coût de cette participation pour les finances de la commune s’élevait à 140 000 euros représentant rien de moins que la moitié du coût total de l’opération estimé à 280 000 euros.A cette délibération, nous avions voté NON argumentant que de l’argent public n’avait pas à abonder un projet privé  à but essentiellement commercial et destiné, par ailleurs, à alimenter la stratégie de communication de l’entreprise ; et de plus, Quicksilver devenait propriétaire de cet équipement, payé donc . . . à moitié par les Luziens ! Ce soir-là, notre NON ne s’ opposait pas à la construction d’une piste de skate neuve et attrayante mais seulement et surtout au montage financier proposé qui se faisait, selon nous, au détriment des finances communales et au bénéfice d’une entreprise privée ! Voilà rapidement contextualisée la délibération de ce soir, rappel nécessaire pour expliquer et comprendre notre vote.Voici donc, le deuxième étage de la fusée lancée, la piste pour les 8-12 ans après celle des 13 ans et plus. Si nous savions que vous étiez un cycliste reconnu ( utile, certes, pour les pistes cyclables luziennes !), nous ignorions cependant que vous étiez devenu un accro du skate, deux sports d’équilibre dont le point commun est, quand même, le risque élevé de chute !Étonnant surtout, quand un tel « empilement de piste de skate » n’apparaît jamais dans votre programme électoral de 2008 ; pourquoi ce type d’équipement est-il subitement, en cette fin de mandat, devenu prioritaire au point d’y consacrer une telle hauteur d’investissement ? 140 000 € pour la piste privée Quicksilver et près de 80 000 € pour la piste municipale du parking Maranon ! ( estimation basse des services techniques ) soit une enveloppe conséquente de 220 000 € !Loin de nous, M. le Maire, l’idée d’appuyer là où ça fait mal, mais n’y avait-il  vraiment aucun autre investissement plus prioritaire ?La Maison des Associations, par exemple, que vous aviez promis aux Luziens lors de la dernière campagne électorale et qui ne verra pas le jour sur ce mandat !Des informations nous parviennent sur le fait que ce projet serait revu à la baisse et pourrait se faire sur un autre site pour des raisons de contraintes budgétaires ; dès aujourd’hui, mais encore davantage demain il faudra faire des économies sur les projets à venir, les dimensionner à la juste échelle et peser chaque euro public investi : pour cela pas de problème, nous le comprenons et y adhérons ; ainsi donc, dans le cas présent, nous pensons qu’il eût été de bonne politique pour les finances luziennes d’éviter cette largesse de 140 000 € à destination  de Quicksilver. Une piste privée à Jalday, une autre municipale sur Maranon avec 140 000 € d’économie à la clé pour nos finances et un impact sur notre budget ramené à 80 000 € ! C’était, selon nous, la bonne martingale, M. le Maire, dommage que vous ne l’ayez pas vue !Pour conclure, au regard de l’ensemble de l’opération que nous estimons, au final, dispendieuse pour nos finances, qui voit de l’argent public – certes sous convention- participer à un investissement privé, Herri Berri ne peut que comprendre et partager les inquiétudes de nombreux luziens concernant votre gestion budgétaire. Celles-ci deviennent d’autant plus légitimes que de la presse locale et hexagonale leur parviennent des informations concernant des mouvements d’argent public – nous dirons en l’état « obscurs » – justifiant, à l’ issue d’une enquête de police préliminaire, l’ ouverture d’une instruction judiciaire menée par trois juges parisiens. Herri Berri , force d’opposition assumera, dans la mesure de ces moyens d’investigation, son rôle de critique et de proposition, mais aussi de contrôle et d’alerte.Cependant, nous espérons que rapidement seront tirées au clair ces turpitudes afin que le débat électoral qui s’annonce soit mené sur des bases saines, transparentes et sereines ; c’est bien le minimum que nous devons aux Luziens !Pour cette délibération, si nous pensons que cette piste de skate municipale neuve et destinée aux jeunes skateborders peut se justifier, au regard de l’ensemble du montage financier que vous avez choisi , Herri Berri s’abstient. »

Site d’Urquijo : échange de terrains avec l’association Saint Jean

la délibération proposée au conseil municipal est la suivante :« L’association Saint Jean Baptiste travaille au regroupement de ses établissements scolaires sur le site d’Urquijo. Les possibilités d’extension sur cette propriété étant limitées spatialement par le zonage du PLU, la construction du nouvel équipement consommera la quasi-totalité des espaces libres destinés aux récréations.Dans cette perspective, l’association Saint Jean Baptiste sollicite l’acquisition de l’espace vert attenant, propriété communale cadastrée AY 138, pour une contenance de 2415 m². Ce terrain, situé en zone N, est inconstructible et protégé au titre de l’AVAP comme «continuité de crêtes boisées, parcs et jardins à conserver». En conséquence, aucune construction ne peut y être envisagée mais son utilisation en tant que cour et espace vert du groupe scolaire reste possible.En échange, la commune achèterait une bande de terrain de 150 m² environ issue de la parcelle AY 137 appartenant à l’association dans le but de créer une voie piétonne en bordure de la rue Marcel Irribaren, afin d’aménager et sécuriser les lieux (plan annexe 3). Le service des Domaines estime à 10 € le m² la valeur de la parcelle cadastrée AY 138 et à 0,15 € le m² l’emprise de 150 m² à prélever sur la parcelle AY 137. Il résulterait de cette opération une soulte de 24.130 € à verser par l’association Saint Jean Baptiste à la commune. Il est proposé au conseil municipal :– d’approuver le principe d’échange entre la parcelle AY 138 et la bande de terrain issue de la parcelle AY 127, assorti d’une soulte de 24.130 € au profit de la commune,– d’autoriser M. le Maire ou son adjoint délégué à signer les actes relatifs à cette transaction. »

Déménagement de l’école Saint-Joseph

« La délibération présente ne nous pose pas vraiment de problème dans son libellé. Nous la votons sans problème. C’est un certain nombre de questions périphériques au déménagement de l’école Saint-Joseph qui nous laisse plus sceptiques.En premier lieu, celle de la sécurité aux abords de l’établissement désormais entièrement situé à Urquijo. Déjà lorsque l’école se situait rue Saint-Jacques, les problèmes de circulation aux heures d’entrée et de sortie étaient sinon compliqués, du moins patents. Gageons que le départ de cet établissement de l’hypercentre de la ville favorisera une tendance à sa piétonisation future, à laquelle notre groupe est sans réserve favorable. Mais maintenant que l’école se situe au château d’Urquijo, fusionnant avec l’établissement existant, les questions liées aux accès s’en trouvent encore davantage complexifiées. Les effectifs des deux établissements réunis deviennent considérables, pour un secteur déjà considérablement engorgé et où, en outre, il est très compliqué de se garer même temporairement. Cela nous inquiète tout d’abord au regard de la sécurité des enfants, car ce qui pouvait être relativement aisé à gérer dans une seule rue à sens unique devient beaucoup plus périlleux à un carrefour desservant la départementale d’un côté, le quartier Fargeot d’un autre, et Habas et Andenia d’un dernier côté. Cela nous inquiète aussi, bien que dans une moindre mesure, au plan des nuisances générées par tous ces flux pour les riverains, qui n’ont pour certains aucune autre possibilité d’itinéraire commode évitant l’école. D’où notre questionnement : avez-vous prévu des aménagements particuliers, hors les petits ajustements prévus dans cette délibération, pour adapter les accès et assurer le maximum de sécurité pour tous dans ce secteur ?Hors ces questions, il nous en reste une dernière en suspens, liée à l’ancien site de l’école. Lors d’un précédent conseil durant lequel nous vous avions interpellé sur l’opportunité de préempter dans cet endroit si stratégique en plein centre-ville, vous nous aviez répondu que vous n’écartiez pas l’idée mais qu’en tout état de cause vous n’aviez reçu aucune DIA. Nous ajoutons une remarque dont l’actualité est offerte par la récente réunion au sujet de la révision générale du Plan Local d’Urbanisme, durant laquelle il est apparu comme une évidence que la Ville devrait rechercher de nouvelles terres constructibles pour la production de logement et d’activités économiques, faute de foncier disponible. Techniciens, représentants de L’État, élus, nous nous sommes tous désolés à l’unisson devant ce paradoxe qui nous voit ouvrir à l’urbanisation à l’heure du renouvellement urbain économe en foncier. Sauf qu’à nos yeux, ce n’est pas forcément une évidence ou une fatalité si nous prenons soin de ne pas laisser s’échapper entre nos doigts le foncier éventuellement mobilisable, comme vous l’avez fait plusieurs fois depuis votre accès aux affaires en 1995.D’où notre second questionnement concernant cette délibération : avez-vous de nouveaux développements sur ce dossier de la vente de l’ancien site de Saint-Joseph ? » Conseil municipal novembre 2013 – intervention de Pascal lafitte