Lors du conseil municipal du 8 mars dernier, une délibération liée à l’organisation du commerce dans la ville a servi d’accroche à Peio Etcheverry-Ainchart, élu Herri Berri, pour parler de la situation de la librairie indépendante à Saint-Jean-de-Luz. Avec trois librairies sur cinq fermées ou en vente en moins de deux mois, c’est une hémorragie inquiétante. Que va faire la mairie ?

Nous voudrions mettre à profit cette délibération pour attirer votre attention sur la situation préoccupante d’un cas particulier du commerce luzien, la librairie. Il y a quelques semaines, la librairie Louis XIV a fermé, librairie historique donnant en plein sur la place centrale de la ville. Bientôt, une autre librairie, Hitzak, va fermer ses portes à quelques mètres à peine de la précédente. Cette fois dans la rue Gambetta, c’était la seule librairie de la principale rue commerçante de la ville, depuis la fermeture de la librairie Jaspard-Million. Et une troisième librairie est d’ores et déjà en vente rue Sopite. Ne restent plus que Laketoki et Océan et Montagne mais jusqu’à quand, la première ayant récemment été à deux doigts de fermer à son tour ?

Dans le grand raz-de-marée que subit la librairie indépendante en Europe, notre ville perd en quelques semaines 60 % de ses enseignes. C’est une hémorragie et parmi les deux qui restent, seule une se situe au cœur de l’hypercentre. À la place de ces lieux de culture, on ne nous promet encore une fois que de la nourriture pour touristes ou de la fripe. Bientôt, les lecteurs qui restent encore dans la ville n’auront plus à leur disposition que les gondoles de grandes surfaces ou internet, sans conseil individualisé et à la merci des seuls choix commerciaux de la grande distribution, un véritable drame de civilisation.

Si la réponse est complexe, la question est simple : comment percevez-vous cette situation et pensez-vous agir avant que les deux dernières librairies aient également mis la clé sous la porte ?