Une convention pour sauvegarder les espèces végétales protégées a été mis au vote lors du conseil municipal de Saint-Jean-de-Luz du 12 juillet 2019. Ce vote a été l’occasion pour Pascal Lafitte, élu Herri Berri, pour préciser plusieurs points concernant le maintien de la biodiversité, la sensibilisation à la connaissance des espaces naturels ou bien encore le stockage de déchets inertes.

Comment ne pas être d’accord avec une convention visant à la sauvegarde, sur un site naturel, d’espèces végétales protégées mais menacées par la création d’une installation de stockage de déchets inertes ? Comment ne pas souscrire à cette gestion et restauration d’espaces naturels littoraux situés sur. . . la commune d’Urrugne ?

Maintenir la biodiversité à Saint-Jean-de-Luz

Errota Zahar et Balkoin : deux espaces naturels en péril

Ceci posé, nous aurions apprécié que ce souci -très honorable- du maintien de la biodiversité sur la commune d’Urrugne, vous l’ayiez eu aussi à l’esprit, lors de la rédaction du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Saint-Jean-de-Luz, notamment sur les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) d’Errota Zahar et de Balkoin; en effet, nous avons la chance d’avoir là, deux espaces naturels sensibles et remarquables, à la riche biodiversité ! Sur ces deux lieux, celle-ci sera sacrifiée à des programmes immobiliers inutiles mais surtout responsables d’un étalement urbain et d’une artificialisation des sols hors de propos !

jardin botanique de saint-jean-de-luz
Jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz

Sensibilisation à la connaissance des espaces naturels

Comment ne pas être honoré par la reconnaissance de l’expertise du Jardin botanique littoral luzien de la part du Syndicat Bil Ta Garbi ? Celle-ci est donc maintenant connue et reconnue et, est même devenue source de revenus : 42.000 euros ! Dommage que ces recettes appréciables ne profitent pas aux Luziens puisque lors du dernier Conseil, vous avez confirmé votre refus d’accorder une gratuité d’accès à ceux-ci !

Mauvaise évaluation du stockage des déchets inertes

Des prévisions irréalistes

Très bien que la Communauté d’Agglomération du Pays Basque ait trouvé un site pour une installation de stockage de déchets inertes sur le Sud Labourd; celui-ci d’une contenance de 400.000 m3 est prévu pour une durée de 10 ans, soit 40.000 m3/an. Mais rien que sur le projet immobilier Foch et son parking attenant, c’est près de 100.000 m3 de déchets supposés inertes qui vont être produits, soit au doigt mouillé, ¼ de la contenance totale du site ! Sachant que pour notre seule ville d’autres projets (publics) d’importance tels que le pôle culturel, l’extension de Jalday sont annoncés et que les 11 autres communes du Sud Labourd auront aussi recours à ce site pour traiter leurs déchets inertes, nous pensons que celui-ci est sous calibré pour faire face à la demande de stockage pour les 10 ans à venir et que sa saturation viendra beaucoup plus tôt !

M. le Maire, si une telle situation devait advenir, avez-vous réfléchi à une solution avec le concours de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque ?

Stockage des déchets inertes
La question sensible du stockage des déchets

Un coût de stockage sous-évalué

Par ailleurs, nous nous interrogeons sur la nature de ces déchets. Le stockage de ceux-ci sera facturé de 20 à 30 euros le m3 s’ils sont inertes, mais en cas de pollution liée à la présence de sels ou d’hydrocarbures en lien avec le port tout proche, le prix du m3 sera multiplié par 2 ou 3 (site d’enfouissement à 150 km). Dans de telles conditions, la facture risque d’être salée (autant voire plus que les déchets) et de rendre hors de prix le coût final du parking !
Mr le Maire, avez-vous une idée des conditions de facturation de ces déchets par Bil Ta Garbi afin d’anticiper le coût du parking ?

Dernier point. Vous serez d’accord avec nous pour affirmer que les pouvoirs publics dans le traitement de nos déchets inertes ont un devoir d’exemplarité vis à vis du secteur privé et de transparence vis à vis de nos concitoyens. Des travaux de démolition et d’évacuation des déchets inertes ont commencé sur le site de Trikaldi; vraisemblablement près de 10.000 m3.

M. le Maire, le site de la Croix des Bouquets n’étant pas encore opérationnel, pouvez-vous nous préciser leur lieu de stockage ?