2 programmes de constructions

La zone d’activité économique de JALDAI regroupe des industries, des entreprises d’artisanat et de commerce.

Deux projets d’extension d’urbanisation sont prévus dans ce secteur dans le Plan Local d’urbanisme (PLU) afin d’y développer l’habitat et d’étendre l’activité économique.

vue aérienne des programmes quartier Jalday dans le PLU de Saint-Jean-de-Luz

Ces deux projets mêlent création de logements et renforcement de l’activité économique en consommant 21 hectares de terres non urbanisées, soit 30 terrains de football.

2 programmes de constructions

  • Hauts de Jaldai, rue des métiers
  • Jaldai IV, route d’Ahetze, RD 855

Les réalisations suivantes sont envisagées :

  • 300 logements (150 à 200 habitations + 100 logements de tourisme).
  • une zone d’activité artisanale.
  • une zone d’activité économique développée autour d’une piscine à vagues.

Attention : ces programmes de constructions s’ajoutent à ceux, déjà denses, prévus à Karsinenea.

Cet étalement urbain aura un impact environnemental considérable et irréversible. Il est urgent de s’interroger sur le modèle d’aménagement urbain que nous désirons adopter pour notre ville : poursuivre la bétonisation des terres naturelles et agricoles ou choisir, comme nous le proposons, de construire la ville dans et sur la ville déjà existante.

Pour ces 2 programmes, Herri Berri s’interroge, car…

      • la voirie est inadaptée pour supporter une augmentation de trafic. Les routes, aux heures d’affluence, sont déjà plus qu’encombrées.
      • l’environnement est sensible. Les zones humides sont menacées alors que leur rôle est essentiel. Elles limitent la montée des eaux durant les crues et abritent des espèces animales et végétales à protéger.
      • les terres agricoles sont à conserver.
      • ces constructions auront un impact paysager fort.
      • la construction d’une piscine à vagues, à 1,5km de l’océan, est une aberration écologique. Choisir de développer une activité économique autour de cette piscine est plus que discutable.

En conséquence et en l’état, Herri Berri demande le retrait de ces 2 programmes afin de…

  • stopper l’extension d’urbanisation dans ces secteurs sensibles.
  • stopper l’artificialisation des sols et définir une stratégie foncière durable et globale sur le territoire communal qui vise à construire dans et sur la ville en consommant un minimum d’espaces naturels et agricoles.

Pour ces 2 programmes, Herri Berri propose…

  • de développer et de renforcer l’activité économique à Jalday sans artificialiser de nouvelles terres. Il faut exploiter les zones déjà urbanisées, comme les parkings, en les mutualisant (silos, parkings à étages) pour libérer de l’espace et implanter de nouvelles entreprises.
  • de conditionner l’urbanisation du secteur à l’étude préalable d’un plan de circulation adapté et d’une modification de la voirie pour accueillir une augmentation importante du trafic.

Les 2 programmes à la loupe…

Jaldai IV, route d’Ahetze, RD 855

Sur la route d’Ahetze, après le campus Boardriders, ce projet s’étale sur 8 hectares au sommet d’une colline historique et prévoit la création d’un complexe économico-commercial offrant piscine à vagues, commerces, bureaux et hôtel de 75 à 100 chambres.

Vue aérienne du programme Jaldai IV Saint-Jean-de-Luz

Pour Jaldai IV, Herri Berri s’interroge, car…

  • l’environnement est sensible : boisements, zones humides et espèces végétales à protéger. Les enjeux écologiques sont forts.
  • une partie des terrains se situe en zone archéologique. Bâtir entraînerait une augmentation des coûts liés aux fouilles. Aménager, et donc creuser une piscine à cet endroit, va à l’encontre des principes de conservation des lieux historiques.
  • la construction de bâtiments ayant jusqu’à 4 niveaux (R+3) entraînera une rupture paysagère.
    avancer que ce projet est en continuité urbaine avec le parking du campus Boardriders (élément indispensable pour pouvoir construire) est clairement discutable car elle repose sur la destruction d’une forêt pour y créer des routes et implanter des constructions sans aucune logique d’aménagement avec le relief et l’environnement déjà existant.

En conséquence et en l’état, Herri Berri demande le retrait du programme Jaldai IV afin de…

  • stopper l’étalement urbain et l’artificialisation des sols qui mettent en péril des espaces sensibles à protéger : boisements, zones humides et archéologiques.
  • penser et structurer un tel projet à l’échelle intercommunale pour pérenniser les entreprises et ne pas entrer en concurrence sur un même secteur d’activité.

Pour Jaldai IV, Herri Berri propose…

  • de valoriser les espaces déjà urbanisés à proximité directe du campus Boardriders (3 hectares de parking = 5 terrains de foot) afin d’y développer et de renforcer le secteur d’activité lié à la glisse.
  • de développer un tel projet à la seule condition qu’il ne vienne pas aggraver la problématique de la préservation des ressources naturelles et du traitement des déchets.

Hauts de Jaldai, rue des métiers

Au delà de la limite est de la zone d’activité de Jaldai, sur une surface de 13 hectares, ce projet prévoit la création d’une zone d’activité artisanale, sur 4 hectares, en bordure du ruisseau Grand Isaka, et d’un parc de 150 à 200 logements, sur 6 hectares, sur les pentes de la colline.

Vue aérienne du programme huts de Jaldai Saint-Jean-de-Luz

 

Pour les Hauts de Jaldai, Herri Berri s’interroge, car…

  • la construction de 150 à 200 logements ne paraît pas nécessaire pour produire le nombre de logements demandé par le Plan Local de l’Habitat.
  • la voirie est à repenser, car la connexion des nouveaux lotissements avec la rue des métiers et l’avenue Lahanchipia aggravera l’engorgement sur ces axes. La rue des métiers devra être modifiée et l’avenue de Lahanchipia est déjà saturée.
    l’environnement est plus que sensible : boisements et zones humides. Intérêts écologiques forts à très forts. Aggravation des crues du Grand Isaka.
  • les terres agricoles sont à sanctuariser. Nécessité de les maintenir à proximité des espaces urbanisés.
    sur le PLU, on peut lire que la construction de logements à 4 niveaux (R+3), dans la pente, n’aura pas d’impact paysager. Cela reste à démontrer.
  • aménager une zone artisanale à proximité d’un ruisseau pose question : zone inondable et humide.

En conséquence et en l’état, Herri Berri demande le retrait du programme Hauts de Jaldai afin de…

        • stopper l’étalement urbain et l’artificialisation des sols qui détruisent des espaces sensibles, notamment agricoles, et mettent en péril les zones humides.
        • ne pas consommer d’espaces naturels avant que les zones déjà urbanisées soit entièrement exploitées.
      • Pour les Hauts de Jaldai, Herri Berri propose…
          • de valoriser les espaces déjà urbanisés dans la zone de Jaldai en mutualisant les parkings pour libérer de l’espace afin d’étendre l’activité économique. 2 hectares de parking = 3 terrains de foot.
          • de ne pas bâtir les 150 à 200 logements prévus dans ce programme à Jalday, mais dans l’aire urbaine existante et pas dans une extension d’urbanisation.
          • de bâtir des résidences principales et non secondaires.