Qu’est-ce que l’action sociale ?

L’action sociale désigne l’ensemble des moyens par lesquels une société agit sur elle-même pour préserver sa cohésion. Ses actions s’adressent à ceux que la crise économique a fragilisés et qui multiplient les handicaps. Cette population a besoin du ressort public pour se relancer. Mais elle s’adresse aussi à l’ensemble des habitants dans le seul souci du service aux citoyens. La crise économique que nous subissons et les choix politiques qui en découlent fragilisent considérablement l’environnement social des plus modestes ainsi qu’une partie de la classe moyenne, tirent vers le bas toute une société, sauf les plus fortunés. Nous en connaissons les conséquences : un chômage de masse, un pouvoir d’achat en baisse. On constate de plus en plus de situations d’exclusion. La logique libérale broie les hommes et les femmes. Même les personnes qui travaillent n’y arrivent plus. Dans ce contexte économique et social, la solidarité et l’action sociale sont devenues un maillon essentiel, un filet de sécurité indispensable. Dans son programme municipal, Herri Berri a la volonté politique d’accorder une place importante à l’action sociale, à la santé et à la politique destinée aux deux publics fragiles que sont les jeunes et les seniors.
programme sur les solidarités

Une population touchée par les politiques d’austérité

Bien que le maire actuel ne communique jamais sur le niveau de précarité dans la ville, Saint-Jean-de-Luz a elle aussi une population frappée de plein fouet par les politiques d’austérité qui nous sont imposées hier comme aujourd’hui. À cela s’ajoute la situation très spécifique de Saint-Jean-de-Luz où nous subissons la double peine : d’une part à cause du niveau de l’emploi et des salaires en grande partie lié à l’activité touristique donc précaire, et d’autre part à cause du niveau des loyers trop élevés, ce qui aggrave mécaniquement la situation de beaucoup de luziens. Partout le chômage, les loyers, les prix de l’énergie, ou encore le coût de la santé augmentent, ce qui a pour conséquence de mettre de nombreux foyers en situation difficile. Parmi les populations les plus touchées, on retrouve les jeunes, les familles monoparentales, les personnes âgées disposant de faibles retraites, des salariés qui ont des emplois précaires ou sont en fin de droit… Face à cette pauvreté qui s’installe, il est essentiel d’affiner le volet prévention par l’instauration en amont d’une organisation qui permette de détecter très vite les cas de loyers impayés, ainsi que les personnes en situation de précarité énergétique. Car il est évident qu’il est plus facile, et pour la collectivité et pour les famille concernées, de régler une situation si elle est traitée le plus rapidement possible en amont. La création d’une épicerie sociale et solidaire a été un temps envisagée, mais le maire n’a pas été au bout de sa démarche ; il a renoncé et le projet se trouve aujourd’hui au fond d’un tiroir. Pourtant c’est un dispositif utile pour lutter contre la précarité. Le fondement même des épiceries sociales et solidaires est basé sur la participation financière symbolique, fixée entre 10 et 30% de la vente « réelle » des produits et sur le libre choix des produits, permettant de respecter l’autonomie et la dignité des personnes et de rompre avec un sentiment de dépendance souvent mal vécu. Elle peut être considérée comme une structure qui agit comme un outil de prévention, car elle permet à des personnes momentanément fragilisées par une dépense non prévue (réparation de voiture ou un arrêt de maladie, chômage par exemple) de garder « la tête hors de l’eau ».

Les propositions d’Herri Berri

✓ tout en reconnaissant que le centre social Sagardian et le CCAS accomplissent leurs missions respectives avec sérieux et com- pétence, la Ville élargira leurs champs, en créant une épicerie sociale. Cette démarche solidaire permet d’inscrire de nombreuses personnes dans une dynamique positive, et évite un sentiment de dé-classement social.✓ il existe dans notre commune un groupe de travail sur les violences faites aux femmes, qui répond à une vraie demande. La Ville confortera cette structure.✓ création d’un hôtel social. Il est clair que la commune ne peut seule supporter les charges induites par l’accueil de la très grande précarité. Il incombe à la Communauté d’Agglomération de réaliser cette structure. C’est un vrai besoin demandé maintes fois par les acteurs sociaux.centre hospitalier de Saint-Jean-de-Luz

La santé, une priorité

La santé concerne tout le monde ; naturellement, les professionnels qui interviennent dans ce secteur d’activité mais aussi les collectivités territoriales, les organismes, les entreprises, les associations, et chaque individu. Au regard des derniers sondages, la santé tout comme l’emploi et le logement sont devenus une priorité aux yeux de nos concitoyens. C’est dire si la situation les préoccupe. En effet, le constat est grave : un nombre grandissant de personnes renoncent aux soins, 33 % selon les derniers sondages. La raison le plus souvent évoquée par les usagers est la pratique des dépassements d’honoraires (essentiellement par les spécialistes) qui est un véritable frein. Bien qu’actuellement il n’existe aucun dispositif pour connaître et analyser la situation communale en matière de santé publique, il est clair que les Luziens, dans l’offre de soins qui leur est proposée, n’ont pas aujourd’hui véritablement le choix quand il s’agit de consulter un médecin spécialiste, entre une consultation privée ou publique. L’hôpital peut jouer ce rôle pour ce qui concerne les consultations publiques. Or la lente dégradation de l’offre de notre hôpital public, seul garant de l’accès aux soins pour tous, dans la plus grande indifférence de la part de nos responsables politiques locaux au pouvoir depuis si longtemps – trop longtemps – est un obstacle qui pénalise les Luziens dans leurs parcours de soins. Actuellement il n’existe aucune volonté d’investir le domaine de la santé publique pourtant essentiel.

Les propositions d’Herri Berri

Au regard de tous les freins que l’on vient de citer et qui amènent trop de personnes à renoncer aux soins, la ville mettra en place un Plan local de santé. C’est une approche globale de la santé sur un modèle « socio écologique ». Il constitue un véritable projet de développement partagé dans le domaine de la santé entre les collectivité locales et l’ARS (Agence Régionale de Santé), les professionnels et autres acteurs institutionnels de santé relevant des champs du sanitaire et du social : promotion de la santé, prévention, soins ambulatoires et hospitaliers, accompagnement médico-social. Il vise un objectif de réduction des inégalités sociales. Il impulse la mise en réseau et la mutualisation des actions de santé. Herri Berri portera ce projet au sein de la Communauté d’Agglomération. – la Ville défendra l’hôpital luzien, qui doit rester un hôpital de proximité, au sein du conseil de surveillance et portera un véritable projet qui sera défini par le Plan local de santé en concertation avec les usagers.

La petite enfance

La demande des parents en matière d’accueil des jeunes enfants s’est considérablement diversifiée, en grande partie du fait des changements de mode de vie, de l’augmentation de l’activité féminine, des modifications des temps de travail ou de l’évolution des situations familiales. Du fait de l’attente des familles qui sont majoritairement acquises au mode de garde collectif public, il manque à Saint-Jean-de-Luz des places en crèche. Cette situation pousse trop de couples à renoncer à un autre mode de garde pour des raisons économiques et financières (car seuls les modes d’accueil collectifs modulent leurs tarifs en fonction des revenus des ménages) contraignant ainsi un des conjoints – la plupart de temps les femmes – à réduire ou à interrompre son activité. Cette situation est catastrophique, notamment pour les familles monoparentales pour lesquelles les conséquences au plan social sont immédiates : baisse du pouvoir d’achat, risque de perte d’emploi, régression sociale pour les femmes.

Les propositions d’Herri Berri

développer l’offre des activités socioculturelles municipales accessibles à tous les enfants.✓ ouvrir une crèche bascophone.✓ dans certain cas de séparation ou de divorce très conflictuels nécessitant une médiation, et afin de protéger l’enfant, la Ville mettra en place un point rencontre médiation à Sagardian. C’est un lieu d’accueil pour le passage de parents/enfants en présence d’un médiateur.

La jeunesse

Herri Berri considère la jeunesse non pas comme une catégorie à part qui n’a besoin que de loisirs et de vacances, mais comme des citoyens en devenir avec leurs capacités d’entreprendre, d’innover, de se projeter dans l’avenir. Dans un monde qui leur conteste leurs droits, où ils sont confrontés chaque jour aux discriminations, parfois à un racisme anti-jeunes, où certains ont un sentiment de « no future », ils ont besoin que nous leur fassions confiance exigions le meilleur pour eux.Herri Berri souhaite lutter contre les discriminations sociales et culturelles en apportant une aide aux jeunes en recherche de stages. Quand le réseau familial est insuffisant il faut que la collectivité mobilise les réseaux économiques locaux au service des jeunes et de leurs parcours de formation (bourse aux stages, soirées de rencontres entre jeunes diplômés et chef d’entreprises, monde du travail).

Les propositions d’Herri Berri

Herri Berri propose de :✓ renforcer le travail commun entre le Service Jeunes, Sagardian et les acteurs sociaux, afin de diversifier l’offre des activités ouvertes à tous, tout au long de l’année ; ✓ créer une maison de l’Adolescence à destination des jeunes et de leurs parents.

Les séniors

Saint-Jean-de-Luz compte un peu plus de 43 % de luziens de 55 ans et plus. C’est dire combien le volet seniors va prendre de l’importance dans les années à venir. Il convient donc, quand on est un élu responsable, d’anticiper les besoins futurs de cette population.C’est dans ce contexte que nous apprenons que le Centre Hospitalier de la Côte Basque va restructurer le pôle gériatrie au sein de notre commune. Avec comme conséquence le transfert sur Bayonne de 22 lits de long séjour… pour commencer ! Bien que les intentions du Centre Hospitalier ne soient pas clairement annoncées, les Luziens ont de vraies raisons de s’inquiéter car les terrains de Trikaldi et/ou une partie des terrains d’Udazkena sont menacés de vente !Ces différents projets, en réalité déjà bien avancés, s’ils se réalisent vont mettre en difficulté bien des familles ainsi que les médecins qui ont trop souvent des non réponses aux demandes d’hospitalisation en urgence ou de placement de leurs patients âgés, par manque de place. Il est inacceptable que ces choix soient décidés pour des raisons uniquement financières, afin d’alléger, en partie, le déficit budgétaire du centre hospitalier. Le maire qui sera élu en mars 2014, peut rendre possible la vente de ces terrains, aujourd’hui protégés, à travers la révision du PLU qui est en cours.

Les propositions d’Herri Berri

✓ La Ville mettra tout en œuvre pour conserver dans le domaine public le foncier menacé de vente, pour maintenir les équipements de soins existants et pour développer de nouvelles structures comme « un accueil de jour » afin de soulager les aidants.✓ la Ville créera un guichet unique d’accueil de proximité pour les personnes âgées et/ou handicapées et leur entourage (CLIC). Cette structure de proximité sera bien utile car elle aura un rôle d’observatoire de la vieillesse et des problématiques liées à la dépendance. Il sera au service des retraités, des personnes âgées et de leur entourage, mais également des professionnels de la gérontologie et du maintien à domicile.Découvrez le programme complet de la liste Herri Berri aux élections municipales à Saint-Jean-de-Luz dans le domaine de la solidarité