Qu’est-ce qu’un risque naturel ?

Le risque naturel recouvre la notion de risque d’exposition à une catastrophe naturelle ou aux dangers de réalisation de certains aléas naturels. Un nombre croissant de risques naturels s’avèrent, pour partie au moins, être induits ou exacerbés par les activités humaines (drainage, irrigation, agriculture, transports, émissions de gaz à effet de serre, etc. ).

travaux de consolidation des falaises touchées par l'érosion à Saint-Jean-de-Luz

Saint-Jean-de-Luz est-elle exposée aux risques naturels ?

Dans la commune de Saint Jean de Luz, il existe plusieurs types de risques naturels :

Risque d’inondations: sans doute le phénomène naturel qui présente le risque le plus important. La nivelle et les autres ruisseaux (Isaka handia, Isaka ttikia, Entereneko…) qui traversent la commune peuvent constituer un risque. En effet sur ses bassins versants soumis à de fortes précipitations, le risque de crue rapide est toujours présent. Le risque vient du fait que certains quartiers (il ne faut pas l’oublier !) ont été construit sur des anciens marécages, qui par nature sont des zones inondables. De plus vient s’ajouter à cela la situation topographique de certains quartiers, dont le niveau est en dessous du niveau de la Nivelle (Errepira).

Érosion littorale, risque d’éboulement et de glissement : la moyenne du recul de Côte Basque est d’environ 30 centimètres par an. Mais il existe des lieux où l’érosion est plus importante que d’autres. Par exemple sur la commune de Saint-Jean-de-Luz il existe des points « chauds » comme la pointe de Sainte Barbe et le secteur d’Erromardie, là bas l’érosion peut atteindre 80 centimètres par an (sans intervention humaine) (source : Bureau de Ressources Géologiques et Minières, 2004).
Les tempêtes exceptionnelles, plus fréquentes depuis une vingtaine d’année accroissent l’action érosive de l’océan. Mais l’érosion actuelle de nos côtes dépend surtout des dynamiques continentales, notamment de l’eau de pluie. L’alternance de périodes sèches et de précipitations ininterrompues a un impact sur la cohésion des falaises. Une saison pluvieuse favorise l’apparition des fissures et des mouvements de terrain. Les orages et les pluies soutenues provoquent infiltrations, ravinements et ruissellements sur les versants abrupts peu végétalisés. Ainsi des éboulements et des glissements de terrain se déclenchent. Il n’existe pas de solution miracle pour se protéger de l’érosion littorale qui est naturelle mais accentuée par les activités humaines (aménagements, urbanisation, imperméabilisation des sols). Cependant le maintien de l’environnement naturel en état, aussi proche que possible de ce qu’il était fait surface. Dans de trop nombreux cas, les écosystèmes littoraux ont été perturbés avec une méconnaissance des risques encourus.
Malgré la loi Littoral (qui interdit toute construction et installation nouvelle à moins de 100 mètres du rivage en dehors des zones urbanisées), la pression humaine se poursuit sur les côtes, le recul des habitations et une meilleure utilisation de l’arrière pays restent encore et toujours la meilleure protection contre ce phénomène naturel et inexorable (source : Observatoire de la côte aquitaine).

Risque de tempête exceptionnelle : les prévisions formulées par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) concernant les changements climatiques induits par les activités humaines font état de phénomènes météorologiques plus violents et plus nombreux. En début d’année, nous avons pu le remarquer, moins de 10 ans après la tempête de 1999 pourtant baptisée la « tempête du siècle », une tempête comparable en intensité mais plus localisée dévaste la côte atlantique.

programme sur les risques naturels

Risques naturels : les propositions d’Herri Berri

✓ Informer et impliquer tous les acteurs pour leur garantir une responsabilité et une plus grande sécurité face aux risques. Informer pour protéger.

✓ Faire intervenir des personnes extérieures, ayant des qualités d’animateur et des connaissances concernant les risques, dans les écoles de Saint- Jean-de-Luz, pour informer et sensibiliser la tranche d’age qui n’a pas encore intégré la notion du risque (risque d’éboulement dans les falaises…), et qui de ce fait est une catégorie de population qui est plus exposé.

✓ Informer la population grâce à des réunions publiques annuelles, sur les risques encourus et les mesures de prévention

✓ Bien identifier les zones à risques avec des panneaux de mise en garde visibles, en plusieurs langues et régulièrement entretenus.

✓ Mise en lumière des événements déjà passés par des tables explicatives dans les zones sensibles, pour se rappeler que les risques sont toujours présents.

✓ Organiser une rencontre avec tous les acteurs (Campings, Hôtels, propriétaires privés…) situés en zone littorale, qui certain avec l’érosion rapide se situent quasiment sur le domaine public maritime. Lorsque les éléments grignoteront leurs terrains, ces personnes demanderont une intervention de la municipalité aux frais des contribuables. De plus, pour les mêmes raisons, la servitude de passage sur le littoral n’est plus respectée.

Rendre les territoires et ses habitants moins vulnérables face aux risques naturels :

✓ Créer un code alerte adéquat pour chacun des risques cités au-dessus. Par exemple après les fortes pluies hivernales prévenir la population que la falaise est un milieu instable à risque.

✓ Adapter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) à ces contraintes naturelles. La meilleure façon de protéger les habitants ainsi que les écosystèmes est encore et toujours de façonner un PLU raisonné et raisonnable.

✓ Aller au-delà de la loi littoral (qui interdit toute construction et installation nouvelle à moins de 100 mètres du rivage en dehors des zones urbanisées) car grâce aux chiffres indiqués précédemment un rapide calcul nous démontre bien que dans certaines zones, les constructions situées à 100 mètres du rivage poseront des problèmes dans une centaine d’année. Ainsi pour le bien être des générations futures, il faudrait augmenter ce chiffre à 600 mètres pour les zones non urbanisées et urbanisées.

✓ Une valorisation écologique des zones a risque. En effet la végétation originelle des bords des cours d’eau a un rôle fonctionnel fondamental en terme de régulation du débit des cours d’eau et de préservation de la qualité de la ressource en eau. Et celle des falaises diminue le phénomène de ruissellement en créant un tapis protecteur limitant ainsi le recul de la falaise.

Limiter le plus possible l’imperméabilisation des sols, car il accentue le phénomène de ruissellement créant le risque d’inondations plus violents et un recul plus rapide de la falaise. Fermer et faire dévier certaines portions du sentier littoral (haut de sainte barbe, Erromardie) pour assurer une sécurité sans faille aux usagers.

✓ Adapter le bâti au risque de tempêtes qui selon les prévisions des experts seront plus violents et plus fréquents.

 

Découvrez le programme complet de la liste Herri Berri aux élections municipales à Saint-Jean-de-Luz sur le thème des risques naturels