Selon la loi sur l’air L220-2, la pollution atmosphérique « constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de subs- tances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux éco-systèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives ».Les polluants atmosphériques majeurs sont le dioxyde de soufre – SO2, les oxydes d’azote – Nox, les particules fines – PM10 et PM2.5, l’ozone – O3, le monoxyde de carbone – CO, les composés organiques volatiles (COV) dont le benzène, le plomb et autres métaux toxiques – Pb, As, Ni et Cd et les hydrocarbures aromatiques polycycliques.
programme pour la qualité de l'air
 

Une absence de mesure de la polution atmosphérique à Saint-Jean-de-Luz

Aucune mesure n’est disponible sur la ville de Saint-Jean-de-Luz car les analyses sont principalement effectuées sur les agglomérations de taille supérieures. Les mesures concernant la qualité de l’air incombent à la région Aquitaine conformément à la loi sur l’air de 1996.Les relevés effectués à Anglet et Bayonne nous donnent une tendance locale : les taux de dioxyde d’azote et de particules connaissent des pics notamment à Anglet (proche des axes de circulation) où les mesures du mois de février 2008 dépassent la valeur limite annuelle. Les causes invoquées sont les pollutions plus nombreuses dues au chauffage et les conditions atmosphériques défavorables à la dispersion des polluants.

Un pollution de l’air issue de la circulation routière

La plupart des polluants ont pour principale origine les véhicules routiers. Or, la ville de Saint-Jean-de-Luz est traversée par 2 grands axes routiers qui sont l’autoroute A63 et la route D810, elle est aussi placée sur un axe Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain, Saint-Jean-de-Luz. Une partie de ces mouvements est principalement saisonnière, la ville est traversée par les touristes se dirigeant vers le Pays Basque ou l’Espagne. La majorité est, quant à elle, due aux mouvements journaliers pour les trajets entre domicile, travail et ou loisirs. Il est évident que ce point est à résoudre en priorité pour résoudre le problème de la pollution issue de la circulation routière. Tous les axes sont concernés (Nord-Sud et Est-Ouest). Enfin, l’autoroute est traversée par un flux continu de camions transportant des marchandises tout au long de l’année. Le corridor stratégique qui relie le Portugal et l’Ouest de l’Espagne à la France traverse la ville induisant donc de nombreuses nuisances. Ces camions polluent beaucoup et sont plus nombreux chaque jour. De plus, l’élargissement de l’A63 planifiée est essentiellement destiné à augmenter sa capacité pour faire face à l’augmentation du trafic. On peut donc considérer que la qualité de l’air s’en ressentira fortement.Il faut souligner les émanations de mauvaises odeurs qui surviennent régulièrement près de la station d’épuration de la croix d’Artxilua. Aucune mesure n’étant disponible dans la ville, on ne peut qu’émettre des hypothèses quand à une possible toxicité pour l’homme ou l’environnement des émanations. Les nuisances olfactives sont quand à elles avérées et on peut donc parler de pollution sur le site. La première orientation est la nécessité de pouvoir contrôler la qualité de l’air dans la ville, notamment sur les sites « sensibles ».

La priorité : limiter les émitions de gaz d’échappements

La seconde orientation est de limiter les imitions de gaz d’échappements dans la ville :
  • en remplaçant les véhicules polluants par des véhicules propres. Cette mesure est difficile à mettre en place à priori car les véhicules sont des biens individuels.
  • en créant des transports en communs qui proposeraient une alternative acceptable au tout voiture.
  • en favorisant le transport du Fret sur les trains et ainsi limiter le nombre de camions sur l’autoroute. Cette mesure n’est malheureusement pas applicable au niveau local, elle doit faire l’objet d’un plan national.

Les propositions de Herri Berri pour améliorer la qualité de l’air

Mettre en place un dispositif d’analyse de l’air

La mise en place d’analyseur de la qualité de l’air aux abords des sites tels que: – les boulevards du centre ville, – l’autoroute A63, – la route D810, – la station d’épuration de la croix d’Artxilua, Cela permettra de constituer des indicateurs indispensables au suivi des mesures prises et d’en vérifier les résultats.

Développer les transports en commun

L’orientation consistant à substituer le parc automobile par des véhicules propres n’est aujourd’hui pas envisageable du fait de l’absence d’alternative sérieuse. De plus, cette voie engorgerait toujours plus les axes routiers traversant la ville… La création de transports en communs serait la solution au tout routier. Il faut rappeler qu’un tramway longeait la côte Basque à l’époque où les ménages ne disposaient pas encore de véhicule. Cette voie fut déposée car les automobiles semblaient alors LA solution pour le déplacement de tous. Aujourd’hui, il faut revenir en arrière et proposer des transports en communs fiables et intéressants (desservant les villes en plein centre ou proche des centres commerciaux). La voie ferrée actuelle ne passe pas dans la ville de Biarritz (le raccord a été déposé et la gare du midi reconvertie en salle de spectacle). Le modèle le plus proche est celui du TOPO dont le terminus de la ligne se trouve en gare de Hendaye. Une telle ligne permettrait de désengorger l’axe Nord-Sud (notamment la D810) et réduirait considérablement la pollution automobile par un cadencement des circulations aux horaires opportuns de la journée. Le même type de transport en commun est à envisager pour desservir l’Est de la ville (Ascain, Saint-Pée-sur-Nivelle… jusqu’à Cambo les Bains). Cela permettrait un connexion avec l’axe Bayonne Saint-Jean-Pied-de-Port, et surtout de relier Saint-Jean-de-Luz aux villes proches ne se situant pas sur l’axe Nord-Sud. La limite de ces mesures est que le travail à effectuer est du domaine de la communauté des communes, ainsi que du département. Malgré tout, la ville de Saint-Jean-de-Luz se doit d’être un moteur dans ce domaine. Le domaine du transport de Fret sur les rails est quand à lui dépendant d’une volonté politique nationale. Il faut tout de même rappeler le modèle Suisse, où le Fret en transit dans le pays est obligatoirement transporté sur les rails réduisant ainsi de façon drastique les émissions de gaz à effet de serres, d’autres polluants et de particules.Téléchargez le programme complet de la liste Herri Berri aux élections municipales à Saint-Jean-de-Luz sur le thème de la qualité de l’air