La question du logement est le problème n°1 à Saint-Jean-de-Luz, celui autour duquel l’opposition entre le groupe Herri Berri et la majorité UMP a été la plus frontale durant les deux dernières mandatures. Certes, nous sommes passés en 6 ans de 462 logements sociaux manquants au regard de la loi SRU à environ 330. Cela signifie donc que la municipalité s’est décidée à agir. Il aura fallu du temps et de l’énergie pour la « pousser au derrière » mais elle s’est finalement mise en route. Le seul souci mais il est de taille, c’est qu’elle a tellement attendu, a produit tellement peu et dans un tel contexte de flambée des prix, que maintenant l’action publique est totalement bridée à Saint-Jean-de-Luz par le coût du foncier. La preuve : les modestes 30 % de logements sociaux aux Érables plutôt qu’un vrai programme à dominante sociale à attendre sur du foncier public ; le renoncement prévisible à préempter l’école Saint-Joseph ; les prix obtenus dans le social comme en accession à Elgar ou aux Érables.Mais surtout, on l’a avec les difficultés à rouver des perspectives nouvelles dans le futur Plan Local d’Urbanisme (PLU) en cours de révision générale. MM Duhart et Juzan promettaient en 2007 d’être « dans les clous de la loi en 2020 ».Mais au rythme actuel, il faudrait encore près de 25 ans pour y parvenir, et encore faut-il déplorer que ce rythme lui-même n’est pas soutenable au vu du potentiel foncier encore mobilisable. Trop tard et trop peu.Conclusion ? Il faut une autre politique du logement dans cette ville, avec des priorités différentes.
programme sur le logement

Construire mieux plutôt que construire plus

Saint-Jean-de-luz, plus de 12.000 logements pour environ 14.000 habitants et pourtant une ville… où l’on ne parvient pas à se loger. Car tel est le paradoxe luzien : les données statistiques ont beau montrer une augmentation extrêmement lente de la population de la ville, la demande en logement n’en reste pas moins insatisfaite et la seule réponse apportée est qu’il faut construire toujours davantage ! Mais alors, pour qui construit la Ville ? Un constat est clair : au regard de sa population, le nombre de logements à Saint-Jean-de-Luz devrait être largement suffisant, mais ces derniers ne sont visiblement pas destinés aux luziens. Herri Berri le clame depuis plus de 10 ans, l’origine du problème vient du fait que près de la moitié des logements de la ville sont des résidences secondaires (45 %), auxquels il faut ajouter les locations saisonnières et les logements vacants.A nos yeux, quand plus de la moitié des logements d’une ville ne sont occupés que deux mois dans l’année, il ne faut pas parler de manque mais de privation. Le droit – pour tous – de disposer d’un logement doit passer avant celui – pour quelques-uns – d’en disposer d’un deuxième. Dans l’attente d’une loi permettant de surtaxer les résidences secondaires – pour l’instant refusée tant par l’UMP que par le PS –, la Ville est donc contrainte de produire davantage de logements. la propriété du sol, surtout quand les prix ne cessent d’augmenter. Herri Berri développera donc la politique d’acquisition de réserves foncières et en conservera la propriété lors de leur aménagement. Mais cela demande d’abord de disposer du foncier pour le faire aussi la première préoccupation d’Herri Berri consistera-t-elle à récupérer puis conserver la maîtrise du foncier ; à l’exact inverse du maire sortant, qui n’a constitué que très peu de réserves foncières et a, au contraire, vendu des terrains appartenant à la Ville tels que l’îlot des Érables. La gestion en « bon père de famille », c’est d’abord conserver la propriété du sol, surtout quand les prix ne cessent d’augmenter. Herri Berri développera donc la politique d’acquisition de réserves foncières et en conservera la propriété lors de leur aménagement.

Herri Berri propose:

  • pour éviter d’avoir à construire davantage, la Ville appellera à une modification de la loi permettant de surtaxer les résidences secondaires.
  • Préemption dans les zones stratégiques du centre-ville (école Saint-Joseph, périmètre encore disponible autour de l’ancien garage Lamerain/port/place Foch…), dans ceux des quartiers proches du centre (quartier Fargeot, Urdazuri, Campos Berri) et dans les « dents creuses » de la ville. Lors de leur aménagement, la maîtrise du foncier y sera conservée par l’usage de clauses antispéculatives ou de baux emphytéotiques (baux de longue durée).

Produire du logement pour tous

Entre 2008 et aujourd’hui, la municipalité a produit un peu moins de 300 logements locatifs sociaux, chiffre promis lors des élections mais en réalité simple respect de l’objectif fixé par le PLH (Programme Local de l’Habitat). Pire, il a fallu que ce soient les élus Herri Berri qui proposent les mesures suivantes pour qu’elles soient adoptées : application de la taxe d’habitation aux logements vacants ; établissement du dispositif « Louons solidaires » ; imposition de la règle des 30 % de social aux promoteurs privés avec plafond de 20 % de PLS…Aujourd’hui, répondre aux besoins réels de la population réclame de changer de braquet, quitte à sacrifier les priorités actuelles d’affichage et de luxe afin de disposer d’un budget suffisant à dédier à l’urbanisme. Devant le temps perdu durant les trois dernières mandatures, et tant que le recours à la fiscalisation des résidences secondaires sera impossible, il est toutefois difficile de prétendre faire des miracles. Herri Berri se refuse à toute posture démagogique et à la promesse de monts et merveilles. Par contre, les engagements et les objectifs sont clairs.

Herri Berri propose:

  • la Ville adhèrera au Comité 21 et lancera la mise en place concrète d’un Agenda 21, projet de développement durable visant à répondre aux besoins de la population tout en préservant l’environnement, l’accès de tous aux services essentiels, le développement des activités économiques soutenables.
  • sur la base d’un audit, la Ville lancera des Opérations Programmées d’Amélioration Thermique et énergétique des Bâtiments publics, optimisant leur isolation, priorisant les systèmes d’assainissement performants, l’utilisation des énergies propres et renouvelables et le recours aux matériaux naturels ou recyclables.
  • la Ville favorisera l’installation et le maintien dans les quartiers périphériques de commerces, activités et services de proximité (au moyen de baux commerciaux à tarif préférentiel, d’animations commerciales du genre « consommez dans votre quartier »…), ou leur accès par des transports collectifs.
Téléchargez le programme complet de la liste Herri Berri pour les élections municipales à Saint-Jean-de-Luz dans le domaine du logement