Qu’est-ce que la biodiversité ?

La biodiversité désigne la diversité des organismes vivants, qui s’apprécie en considérant la diversité des espèces, celle des gènes au sein de chaque espèce, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes. Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable. (Journal officiel du 12 avril 2009).
Au niveau européen la biodiversité continue à régresser dans les écosystèmes, les espèces et les gènes : (source : Evaluation des écosystèmes pour le millénaire) : seules 1 à 3 % des forêts européennes sont considérées comme n’ayant pas été modifiées par l’homme ; depuis 1950, l’Europe a perdu plus de 50 % de ses zones humides, et la plupart de ses terres agricoles à haute valeur naturelle ; la plupart des grands stocks halieutiques (ressources vivantes aquatiques) se situent sous les limites biologiques de sécurité et sont donc insuffisant pour assurer un renouvellement des stocks à long terme ; 800 espèces végétales sont menacées d’extinction totale ; plus de 40 % des mammifères indigènes, des oiseaux, des reptiles ou encore des papillons sont menacés.

La biodiversité en danger au Pays Basque

Au niveau local le constat est tout aussi préoccupant : à titre d’exemple, ces 30 dernières années 10 espèces végétales protégées (sur 68 au total) soit 14% de la flore remarquable des Pyrénées Atlantiques a disparu. Parmi ces 10 espèces on trouve pour l’essentiel des plantes du littoral (6/10), c’est-à-dire de la Côte Basque.
Ce qui démontre bien la pression que subit ce territoire. (Source : profil environnemental des Pyrénées-Atlantiques – Biotope février 2007); Ces indications nous démontrent aussi qu’au-delà des disparitions individuelles, ce sont les biotopes et l’équilibre faune-flore qui est mis en danger par les activités humaines.

Des menaces sur la biodiversité en danger à Saint-Jean-de-Luz

La commune de Saint-Jean-de-Luz n’échappe pas à la règle :

disparition des « barthes » de la Nivelle (zones inondables de l’estuaire de la Nivelle), zone humide à haute valeur en terme de biodiversité, (urbanisation, pollution de eaux, assèchement et drainage de l’eau).

morcellement et destruction des biotopes présents sur le littoral : lande littorale, estran, eaux côtières… (Urbanisation et activités humaines).

diminution des stocks halieutiques (ressources vivantes aquatiques).

recul et morcellement de la chênaie atlantique (forêt typique à haute valeur patrimoniale qui se situe entre la côte et les basses montagnes basques) et des autres zones boisées (urbanisation, agriculture intensive).

problématique des espèces invasives ou envahissantes (espèces vivantes exotiques qui deviennent agent de perturbation nuisible à la biodiversité autochtone des écosystèmes naturels ou semi naturels) végétales et animales.
Exemple : Baccharis, herbe de la pampa, espèces végétales qui polluent les quelques milieux naturels restants.

✓ les produits phytosanitaires chimiques et les eaux usées, qui sont source de pollution des eaux et de perte de biodiversité.

programme sur la biodiversité

Des propositions en faveur de la biodiversité

Informer et sensibiliser

Herri berri propose d’informer et sensibiliser sur le patrimoine écologique, environnemental et paysager de la commune et sur les pressions qui s’y exercent, connaître pour préserver :

Créer ou réhabiliter des sentiers de découverte (avec panneaux explicatifs) pour faire connaître les milieux naturels et leur dynamique (zones littorale Pile d’assiette-Erromardie, zone boisée derrière Jaldai…)

Diffusion publique des études locales sur la biodiversité.

Organiser des projets concrets concernant le patrimoine écologique et environnemental avec les écoles maternelles, primaires, collège et Lycées de Saint-Jean-de-Luz, pour informer et sensibiliser les générations qui seront le plus touchées par cette problématique.

Développer un tourisme vert, en proposant de faire découvrir le patrimoine naturel et les paysages typiques de la côte basque.

Informer et sensibiliser les Luziens sur les pollutions générées par les activités humaines

Informer les habitants sur les risques concernant l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques.

Informer les habitants sur les risques concernant l’utilisation des espèces végétales et animales exotiques et mettre en place une charte du donibandar responsable.

Sensibiliser la population sur la problématique des eaux usées.

Réduire les pressions sur les écosystèmes et les paysages naturels

✓ Intégrer des objectifs de maîtrise de l’étalement urbain dans le PLU (plan local d’urbanisme) pour stopper le morcellement des milieux naturels et maintenir des corridors écologiques.

Réglementer la pêche dans certains secteurs

Maîtriser la fréquentation des milieux naturels sensibles à certaines périodes de l’année.

Réduire les sources de pollutions

Interdire l’utilisation des espèces végétales exotiques invasives au sein de la commune et instaurer des recommandations paysagères sur les végétaux dans les documents d’urbanisme.

Proscrire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les services des espaces verts de la commune pour laisser place à des méthodes plus respectueuses de l’environnement.

✓ Trouver une solution efficace concernant les eaux usées qui sont source de perte de biodiversité.

✓ Classer certains terrains communaux qui ont un intérêt écologique en Espace Naturel Sensible. (Bassin de l’Entereneko, Barthe de la Nivelle…)

Reboiser certains terrains communaux avec la flore originelle pour avoir un boisement continue qui constituera « le poumon vert de Saint-Jean-de-Luz ».

Stopper le nettoyage systématique des laisses de mer dans les plages de Saint-Jean-de-Luz et favoriser un nettoyage sélectif. Pour pouvoir enlever les macros déchets sans enlever la laisse naturelle constituée d’algues (ça passe par l’éducation aussi les algues ce n’est pas sale… ). Certaines espèces animales et végétales sont inféodées à ces laisses de mer.

Conserver et restaurer le patrimoine naturel et les écosystèmes

✓ Intégrer une gestion différenciée dans le service des espaces verts, par exemple en entretenant certains espaces avec une fauche annuelle tardive, car la tonte systématique permet d’obtenir une pelouse rase très banale et très appauvrie en biodiversité.

Utiliser plus d’espèces indigènes dans les espaces verts et les haies de la ville pour créer des corridors écologiques.

Éradiquer les espèces végétales (Baccharis, herbe de la pampa, renouée du japon…) et animales (Ragondin, tortue de Floride, Frelon asiatique…) invasives des milieux naturels, en faisant intervenir les services municipaux encadrés par des professionnels de la gestion des milieux naturels.

Utiliser le droit de préemption dans les zones à forts enjeux écologiques (zone boisée entre Jaldai et Chantaco, relique des barthes de la Nivelle, et falaises littorales) pour maintenir une réserve de biodiversité.

 

Découvrez le programme détaillé de la liste Herri Berri  pour les élections municipales dans le domaine de la préservation de la biodiversité.