En 2003, face à Mme Michelle Alliot-Marie Maire, le groupe Herri Berri, constatant l’engorgement déjà notoire et croissant des rues et avenues luziennes, avait demandé la mise en place de parkings relais aux entrées nord et sud de Saint-Jean-de-Luz.

engorgement des routes embouteillées à saint-jean-de-luz

3 maires, 3 mandatures, et 16 ans se sont donc écoulés avant que ne soit mis à l’arrêt, enfin, des sites d’implantation de parkings covoiturage et parkings relais dans le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU).
En conséquence, ce soir, Herri Berri tient à saluer «l’esprit d’anticipation et la très grande réactivité dont ont su faire preuve les différentes équipes municipales issues d’une même majorité» !

16 ans pour apporter un début de solution pertinente à ce problème des mobilités qui empoisonne au sens premier comme au sens secondaire la vie des Luziens et des Luziennes !

Certains disent « qu’il vaut mieux tard que jamais », en l’espèce nous nuancerons la prose en disant qu’il « vaut mieux très tard que jamais » !

Cette délibération, nous allons la voter, en vous soumettant, avec bienveillance, ce 12 juillet 2019, quelques remarques et propositions : (la précision de la date est en rapport avec ce que j’ai dit en introduction.)

navette estivale vers le centre-ville
Des parking relais pour fluidifier la circulation à Saint-Jen-de-Luz

Parking relais nord

Un parking avec trop peu de places

Son calibrage à 200 places nous semble sous-dimensionné au regard du flux automobile en provenance de l’A63 et de la RD810. Une étude de faisabilité d’un parking paysager à deux niveaux en utilisant la déclivité naturelle du terrain nous semblerait pertinente de manière à augmenter significativement sa capacité.

Un parking mal connecté au centre-ville

La connexion des parkings avec le centre-ville est de première importance. Insérer les navettes et les cyclistes, à cet endroit, dans le flux automobile trop souvent saturé est pour nous inconcevable dissuadant vraisemblablement tout automobiliste d’utiliser ces parkings relais.

De ce fait, navettes et cyclistes devront se voir dédier des sites propres pour leurs déplacements : à notre avis l’avenue Miau, alors également réservée aux seuls résidents, est la plus à même d’offrir une telle opportunité. De plus, cela permettrait aux navettes de récupérer les passagers des voitures stationnées sur le parking relais du stade de Kexiloa.
Par ailleurs, puisque l’on parle aussi d’intermodalité et de report modal, il nous semblerait judicieux d’engager une étude de faisabilité quant à l’utilisation de la voie ferrée (sur un mode topo) pour accéder au centre-ville en profitant de la centralité de notre gare.

marquage au sol sur piste cyclable
piste cyclable

Parking relais sud

Associé au parking en place de la piscine (200 places), son calibrage nous semble plus satisfaisant (400 places au total).

Un Parking mal relié au centre-ville

Mais le problème de sa connexion avec le centre-ville est là aussi posé. Navettes et cyclistes devront aussi évoluer en site propre. Si la présence d’une piste cyclable répond à une partie du problème, un site propre de déplacement pour la navette est à proposer :

La voie fluviale par la Nivelle nous semble trop aléatoire : marée, courants et envasement sont à notre avis rédhibitoires et d’une trop grande complexité à gérer.

Ce site propre devra passer par la voie terrestre, en utilisant les berges du fleuve (encorbellement comme à Bayonne, Hendaye et Zarauz/Getaria) ou les bas-côtés de la RD 918 en déplaçant l’emprise au sol de la piste cyclable.

Dans tous les cas se posera également, l’aspect de la facturation du service rendu à l’usager : parking gratuit, navette payante ou l’inverse. De plus, vous devrez nécessairement et concomitamment à la mise en service de ces parkings relais passer par au moins 3 phases :

Informer – Inciter – Dissuader.

Mais cela, est un autre débat que l’on pourra aborder lors de l’étape suivante avec bienveillance et écoute mutuelle en espérant qu’il ne s’écoulera pas seize ans avant que celui-ci ne s’ouvre !