Pour la Journée internationale des droits des femmes , le groupe municipal Herri Berri de Saint-Jean-de-Luz revient sur la situation des femmes dans la commune, et émet plusieurs propositions.

Le groupe abertzale Herri Berri affirme ses positions sur les difficultés économiques et sociales des Luziennes, à l’occasion du 8 mars.

Une situation locale inquiétante

Liquidation judiciaire du Centre d’information du droit des femmes des Pyrénées-Atlantiques, projet de création d’un GIP “Observatoire des violences faites aux femmes et égalité entre les femmes et les hommes » non abouti, fermeture du Planning familial de Bayonne : pour les opposants à Peyuco Duhart, l’année 2015 a été une « succession de mauvaises nouvelles » en matière de protection des femmes.

Yvette Debarbieux élue Herri Berri

Les propositions de Herri Berri

Face à cette « situation locale inquiétante », le groupe municipal réagit et donne ses propositions. Parmi elles, l’idée de dédier un appartement d’urgence uniquement aux femmes victimes de violences conjugales. Si les victimes de violence domestique sont prioritaires pour l’attribution des HLM, le délai est d’au moins un mois. Pour Yvette Debarbieux, élue PC-Herri Berri à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, le dispositif prévu par la commune est « insuffisant » : « il y a au moins deux cas par mois de femmes en demande de logement d’urgence et le chiffre ne cesse d’augmenter » précise-t-elle. En ce sens, le groupe propose également l’ouverture d’un centre d’accueil et d’écoute au sud du Labourd, équivalent au Foyer « Les Mouettes » à Bayonne.

Le groupe abertzale salue la politique publique consacrée aux violences faites aux femmes menée par la mairie de Saint-Jean-de-Luz. Depuis 2009, le Centre Sagardian accueille la structure VIE (Violence dans le couple, Information, Ecoute), un espace de soutien et d’écoute pour les femmes en difficultés. Cependant, les élus de l’opposition souhaitent améliorer la structure, notamment par la création d’un point rencontre dédié au « passage de bras », pour protéger l’enfant en cas de divorce conflictuel.

Herri Berri contre les violences faites aux femmes

Une précarité préoccupante : 80% des emplois bas salaires sont occupés par des femmes

Autre urgence pour Herri Berri, la précarité des femmes et des familles monoparentales en général. Yvette Debarbieux indique : « 80% des emplois bas salaires sont occupés par des femmes, en cas de divorce, elles sont mises en difficulté ». L’idée est alors venue de créer des groupes de travail afin de confronter les mères ou pères de famille monoparentales aux employeurs ou à Pôle Emploi. Ces groupes de travail seraient par ailleurs l’occasion de réfléchir aux difficultés pour les familles monoparentales à articuler vie professionnelle et vie familiale. « L’idéal serait que l’entreprise s’adapte aux besoins des familles monoparentales. On peut aussi rêver !”, conclut l’élue communiste.

Lire l’article de Mediabask