Les travaux d’élargissement de l’autoroute A63 entre Bidart et Biriatou sont en cours d’achèvement et devraient être livrés pour la saison estivale 2018. A l’issue de ces travaux, les Autoroutes du Sud de la France (VINCI autoroutes), concessionnaire du réseau, devront faire réaliser des études acoustiques vérifiant la compatibilité des travaux réalisés avec les seuils admis pour ce type d’ouvrage d’infrastructure. De nombreux riverains se plaignent de nuisances (sonores, qualité de l’air) importantes et émettent des réserves quant à l’efficacité des mesures proposées et mises en œuvre à ce jour.

l'autoroute A63 à hauteur de Saint-Jean-de-Luz embouteillages

Les communes de Bidart, Guéthary, Saint Jean de Luz, Ciboure et Urrugne se regroupent, la ville de Bidart en étant le coordonnateur, dans cette dernière phase de réception des travaux (campagne de mesures, essais de contrôles), pour accompagner les riverains impactés.

Nous soutenons cette initiative, le groupe municipal Herri Berri ayant récemment relayé les craintes des riverains dont la situation reste préoccupante. Les nuisances sonores sont bien réelles et il faudra veiller à ce que leur traitement ne se limite pas à des mesures plus ou moins complaisantes, assorties ensuite d’engagements flous, limités à des mesures cosmétiques.

Autoroute A63 : du bruit et des particules… élémentaires ?

Les riverains se souviennent trop du courrier du Préfet, envisageant des travaux d’isolation phonique… des façades. Le problème ne peut se régler à la réception du bruit mais à son émission. Les résidents de la maison de retraite Urtaburu sont-ils censés vivre fenêtres et volets clos ? Un pavillon avec jardin ne doit-il pas permettre aussi de vivre dehors ?

pollution de l'air due aux gaz d'échappement

Le bruit est donc une priorité évidente. Mais quid de deux autres nuisances moins spectaculaires mais tout aussi présentes : les nuisances olfactives et la pollution de l’air ? Chez les riverains, se déposent des particules liées aux gaz d’échappement jusque sur leurs façades et le rebord de leurs fenêtres, s’infiltrant à peu près partout dans les habitations. Sans énoncer les nuisances connexes : du morne point de vue parfois direct sur le mur anti-bruit, aux nuées de moustiques charriées par le bassin de rétention de l’autoroute, en passant par les impacts psychologiques. Quant à ceux qui souhaiteraient revendre leur bien, quelle qu’en soit la raison, la situation actuelle a considérablement déprécié leur patrimoine.

La qualité de vie est un droit pour tous

Aussi, Herri Berri sera vigilant à ce que la Ville porte toute son énergie dans le soutien et la qualité de vie de ses habitants. Car, si l’élargissement de cette autoroute était déjà d’une opportunité controversée, nous refusons qu’elle se solde par un impact aussi lourd sur la vie de toute une partie de la population luzienne.

Peio Etcheverry-Ainchart / FS