Lors d’une conférence de presse organisée le 28 octobre 2017, le groupe politique Herri Berri a fait le constat d’un engorgement des routes toujours plus important et a développé ses arguments sur la nécessité d’un diffuseur  autoroutier à Chantaco pour  désengorger Saint-Jean-de-Luz.  Herri Berri interpellent les élus locaux pour qu’ils prennent enfin leurs responsabilités sur ce sujet qui concerne des dizaines de milliers de citoyens.
engorgement des routes embouteillées à saint-jean-de-luz

Saint-Jean-de-Luz : une ville de plus en plus engorgée par la circulation automobile

Quels sont les périodes d’engorgement des routes ?

  • La période estivale  qui est de plus en plus étendue, de début juin à fin septembre
  • Les week-end avec le développement d’un tourisme sur des fins de semaines rallongées
  • Les heures de pointe du matin et du soir, les jours de semaine travaillés.

Où se trouvent les zones les plus engorgées ?

  • Aux entrées nord de Saint-Jean-de-Luz, sur la route nationale 810 ( zone de Jalday- et le rond- point du Commissariat de Police).
  • Sur les avenues Miau et De Coulomme avec traversée du quartier populaire d’Ichaca (Habitat social en lien avec la présence d’HLM). Les riverains disent que « ces voies sont devenues une véritable RN 10 bis ! ».  On a une sur fréquentation automobile sur des voies non calibrées et densément urbanisées.
  • Sur la route départementale  918, de la cité scolaire de Chantaco au rond- point de Jalday en continu. On pense évidement aux ronds-points d’Urdazuri, d’Urquijo, du Commissariat de police, d’Erromardi et de Jalday ainsi que la route départementale 918 et la route nationale 810 sur une distance de près de 5 kilomètres.

Peut-on chiffrer cet engorgement ?

Saint-Jean-de-Luz est traversée quotidiennement par 180 000 véhicules dont 30 % sont en transit soit 60 000 véhicules par jour. Une partie de ce flux vient de la vallée de la Nivelle où vivent et travaillent plus de 30 000 personnes.  Ce chiffre est en augmentation constante à cause d’une urbanisation soutenue et continue liée à la démographie mais aussi aux activités économiques (créations de zones artisanales et commerciales).Pour quantifier ce flux, nous disposons de deux études (anciennes) :– en 2004 : 10 000 véhicules par jour. Le comptage a été effectué au niveau de Larre Lore (étude du Conseil Général).– en 2008 (juin) : 20 000 véhicules par jour. Le comptage a été effectué sur la route de Chantaco (étude du Conseil Général).En 2017, ces chiffres ont très certainement explosé !

Quelles sont les conséquences de ces engorgements ?

Les conséquences sont multiples et concernent la vie quotidienne des habitants de Saint-Jean-de-Luz et de la vallée de la Nivelle (Ascain, Sare, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ainhoa, etc.) mais aussi les entreprises et les touristes. Tous les usagers des routes qui traversent Saint-Jean-de-Luz sont impactés par  ces voies dépassées depuis trop longtemps par une circulation en augmentation constante. Les conséquences sont donc :
  • Sociales. Le temps passé et perdu dans les encombrements automobiles peut approcher les deux heures lors de la traversée de Saint-Jean-de-Luz.
  • Sanitaires. La pollution atmosphérique est accrue lors des embouteillages automobiles.
  • Sécurité : le risque d’accidents est important et l’accès  à la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz, à la maison de retraite Urtaburu et à l’autoroute A63 est considérablement retardé ce qui peut entraîner des risques pour les patients transportés.
  • Economiques : l’accès difficile à l’autoroute pour les entreprises des zones artisanales et commerciales de Saint-Pée-sur-Nivelle et Ascain représente une perte de temps et un manque à gagner important, surtout en période estivale.
  • Touristiques : les engorgements répétés des routes et particulièrement la traversée de Saint-Jean-de-Luz pose un sérieux problème pour le tourisme et notamment pour l’accès à l’aéroport de Biarritz ce qui entraîne des désistement touristiques pour les structures d’accueil
Il s’agit donc de proposer une solution qui permettra de désengorger la ville de Saint-Jean-de-Luz en fluidifiant la circulation, de désenclaver la vallée de la Nivelle et de conforter le rôle de l’autoroute dans sa fonction de desserte locale.

Quelle solution face à ce problème d’engorgement automobile ?

Créer un diffuseur autoroutier

Il devient nécessaire de créer un diffuseur autoroutier permettant l’accès à l’autoroute A 63 à partir de la route départementale 918 sur le site de Chantaco.A l’occasion des travaux de l’élargissement de l’autoroute A 63 à deux fois 3 voies, deux bretelles d’accès direct sur le site ont été réalisées. Techniquement, l’accès à la plateforme autoroutière est donc possible.Pour autant, ces deux bretelles ne peuvent être conservées en l’état car, selon M. Durand, ancien Préfet des Pyrénées-Atlantiques, elles ne répondent pas aux normes applicables aux échangeurs routiers

Créer deux giratoires

Herri Berri propose la création de deux giratoires :– un côté terre au croisement des feux de Chantaco et de la vieille route de Saint-Pée, avec accès à l’autoroute A 63 dans le sens Frontière – Bayonne.– un côté mer sur l’avenue de Chantaco direction Urdazuri, avec accès à l’autoroute A 63 dans le sens Bayonne – Frontière.Ces deux giratoires permettront aux véhicules en provenance de la vallée de la Nivelle, mais aussi d’Urdazuri et du centre de Saint-Jean-de-Luz d’accéder à l’autoroute A 63 comme d’en sortir. Sur l’autoroute, des deux côtés, l’espace nécessaire à la plateforme d’accélération (norme réglementaire de 240 mètres) est suffisant. La mise en place de ce diffuseur autoroutier sans péage assurera le contournement autoroutier gratuit de Saint-Jean-de-Luz nord et répondra pour l’essentiel aux problématiques posées précédemment.Par ailleurs, sa réalisation évitera la construction d’un deuxième pont sur La Nivelle, inutile puisque le second pont c’est celui de l’autoroute, déjà en place ; de plus cela permettra de ne pas consommer inutilement de foncier (PADD et SCOT) dont on connaît la valeur en Pays Basque et de ne pas impacter une zone humide naturelle, classée et protégée comme telle !En parallèle, le projet de la gratuité au niveau de l’échangeur Saint-Jean-de-Luz sud (Urrugne) pourrait prendre de nouveau consistance, afin de permettre le contournement autoroutier gratuit dans sa totalité de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure : 60 000 véhicules par jour seraient ainsi retirés du flux circulatoire traversant quotidiennement les deux villes !

Des élus locaux qui doivent prendre leurs responsabilités !

Un projet d’intérêt général

La réalisation de ce diffuseur autoroutier est un projet structurant d’intérêt général majeur qui coche toutes les cases concernant la qualité de vie des Luziens, des habitants de la vallée de La Nivelle et ainsi que celles touchant à l’activité économique de tout un bassin de vie ! C’est aussi tous les automobilistes concernés par la traversée de Saint-Jean-de-Luz qui verraient leurs conditions de circulation améliorées. Ainsi donc, ce projet semble relever de l’évidence et du simple bon sens, sa réalisation incontournable et indispensable.Alors :
  •  Pourquoi avoir attendu près de 30 ans (premier projet dans les années 90) pour en arriver seulement en 2017 à une étude de faisabilité ? Par ailleurs, celle-ci n’est toujours pas budgétisée au niveau de l’Agglomération Pays Basque, et aucun cabinet d’études mandaté alors que l’accord des 3 partenaires institutionnels (Agglomération Pays Basque, Département des Pyrénées-Atlantiques et Autoroutes du Sud de la France) est acté depuis le 15 décembre 2016.
  • Comment ne pas avoir saisi l’opportunité de réaliser ce diffuseur en même temps que l’élargissement de l’A 63 à deux fois 3 voies alors que l’achèvement des travaux est prévu pour le terme de l’année 2018 ?
  • Comment comprendre que ce projet, à l’heure actuelle, ne figure pas au plan de 800 millions d’euros acté en janvier 2016 pour l’amélioration des dessertes locales autoroutières ?
Ce retard, dû à une inertie des pouvoirs politiques locaux, à une absence de vision stratégique dans l’aménagement de notre territoire est pour nous une faute politique majeure !

Un engagement public des autorités politiques locales

Publiquement et solennellement nous demandons à :– M. Etchegaray Président de l’Agglomération Pays Basque,– M. Lasserre Président du Conseil Départemental,– M. Duhart Maire de Saint-Jean-de-Luz, 1er Vice-Président de l’Agglomération Pays Basque,– M. Olive Vice-Président de l’Agglomération Pays Basque en charge des Mobilités, 1er Vice-Président du Conseil Départemental,
  • qu’à l’issue de l’enquête de faisabilité, ils enclenchent toutes les études et procédures pour que la réalisation de ce diffuseur soit effective dans les meilleurs délais.
  • que des informations soient officiellement communiquées quant à l’avancement du projet.
  • qu’à chaque étape de celui-ci leur engagement politique soit manifeste et prégnant.
C’est en grande partie entre leurs mains et sous leur volonté que se trouvent les éléments indispensables à l’aboutissement de ce projet.La solution – en grande partie- aux problèmes de circulation existe : elle se trouve ici et maintenant !