école du centre Saint-Jean-de-Luz

Lors du conseil municipal du 29 novembre, une demande de subvention au CG64 pour la construction de la nouvelle maternelle d’Urdazuri a été l’occasion pour Herri Berri de rappeler sa lecture des effectifs scolaires de la ville.
« Oui, en cohérence avec nos votes précédents et dans la mesure où nous avons toujours estimé que la construction de cette école maternelle au plus près du groupe scolaire élémentaire éponyme était nécessaire. Cependant, il est clair que le choix de l’emplacement  sur une partie de l’Agorespace vous appartient.

En lien, avec cette école neuve, se pose bien sûr, la question des effectifs scolaires qui la fréquenteront; et dans la mesure où, ce soir Mme Arribas Olano a retrouvé sa voix, en souffrance lors du dernier Conseil, je vais vous donner, pour la dernière fois sur cette mandature, le nombre d’élèves luziens inscrits dans tous les groupes scolaires privés et publics de notre ville ( source: service municipal des Affaires scolaires ). Vous achevez, pour nombre d’entre-vous, votre troisième mandature, je vais donc mettre ces données en perspective  avec votre arrivée aux commandes de notre ville et faire un premier et rapide bilan:

  • Septembre 1995: 1143 élèves Luziens
  • Septembre 2013: 812 élèves Luziens

En 18 ans, notre ville a perdu 331 élèves luziens; pour vous donner une idée, un ordre de grandeur de la perte, c’est plus que l’équivalent d’un groupe scolaire entier maternelle et élémentaire, disparu, rayé, évanoui!

En pourcentage, c’est une baisse de l’ordre de 30% des effectifs initiaux concernant les enfants dont les parents sont domiciliés sur Saint-Jean-de-Luz.

Alors, je regrette toujours d’avoir à faire cette intervention sur une délibération touchant aux affaires scolaires; les services municipaux concernés n’ont aucune responsabilité dans cette déprise scolaire, votre politique à destination des écoles allant plutôt dans le bon sens. Cette baisse chiffrée constitue, pourtant, un marqueur lourd de votre politique, non pas scolaire, mais urbanistique qui de même que le retard en logements sociaux au titre de la loi SRU, marque et quantifie l’échec de votre action sur le domaine de la production de logements à prix modérés. Trop peu, trop tard, disait Peio; ici aussi, c’est vérifié!

Voila, dont acte, vous avez les chiffres et le constat; vous allez pouvoir et devoir les travailler car ceux-ci alimenteront, certainement, les débats et argumentaires lors des semaines et mois à venir! »

Intervention de Pascal Lafitte Conseil Municipal du 29 novembre 2013