Lors du conseil municipal du 27 février 2015, Peio Etcheverry-Ainchart est intervenu au nom de Herri Berri sur trois domaines d’actualité. Après la question de la taxe d’habitation des résidences secondaires, il a abordé le thème brûlant des dysfonctionnements du quartier Alturan.
éco-quartier alturan à Saint-Jean-de-Luz

Alturan : des problèmes de malfaçon depuis 2011…

Nous souhaitons saisir l’occasion qui nous est donnée pour revenir sur les problèmes que connaît actuellement le quartier d’Alturan. Il y a quelques jours, nous avons pu lire dans la presse les témoignages de résidents du quartier, se plaignant des multiples malfaçons, problèmes d’isolation, d’infiltration, qu’ils subissent dans leur logement. Que cela se produise n’est pas en soi extraordinaire, le monde de l’immobilier y est tellement habitué, souvent du fait des promoteurs et de leur constante volonté de rogner sur les coûts, et ce évidemment au détriment des futurs habitants. Le pire réside dans le suivi qui est fait de tous ces problèmes une fois que les quartiers ont été érigés. Or, à cet égard, il y a beaucoup à redire sur le dossier Alturan. En effet, de janvier à juin 2013, le groupe Herri Berri s’était déjà intéressé à l’avis des habitants d’Alturan au moyen d’une enquête auprès des habitants puis d’une réunion publique sur place. Le but était de faire un retour sur expérience dans divers domaines (architecture, choix urbanistiques, circulation et stationnement, qualité de la construction, aménagements divers etc.), afin aussi de voir ce qu’il y aurait à reproduire ou au contraire à corriger dans d’autres futurs quartiers. Nous avions pu mesurer les bons côtés – que nous ne voulons en aucun cas minimiser – et les mauvais qui étaient malheureusement nombreux.

Alturan : les problèmes persistent… en 2015 !

Outre le fait que cette initiative ait été menée par un groupe d’opposition et non par la municipalité elle-même, le principal souci tient dans le fait que nous sommes deux ans plus tard et que les problèmes rendus publics à l’époque n’ont toujours pas été résolus aujourd’hui. Pire, nous lisons que l’essentiel de votre réponse se limite à dire que ces problèmes sont « à la marge ». Qu’ils le soient ou pas ne change rien à l’affaire : comment les gens qui les subissent, qu’ils représentent 10% ou 80% de la population du quartier, doivent comprendre cette réponse ? Faut-il qu’ils se fassent à l’idée qu’à l’avenir, et un regard sur ces deux dernières années tendrait à le prouver, ils devront continuer à se débrouiller seuls ? Pourtant il s’agit d’un programme immobilier public, vanté à grands renforts de communication comme un modèle d’éco-quartier, où l’on pourrait penser que les habitants ne seraient pas laissés aussi démunis que devant un promoteur privé de base. Notre but n’est pas de vous donner des leçons ou de laisser penser « qu’il n’y a qu’à » ou « qu’il faut qu’on ». C’est un problème difficile. Mais les gens du quartier ont légitimement droit à une réponse à cette question : quelle lecture avez-vous de cette situation, des responsables, et des actions à mener pour solutionner le problème à la fois mieux et plus rapidement qu’à l’heure actuelle ? «