conférence de presse sur la surtaxation des résidences secondaires

Herri Berri réaffirme avec force le droit au logement pour les Luziens et l’opportunité que représente la majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires.

Herri Berri récidive au sujet de la majoration de la taxe d’habitation des résidences secondaires

Herri Berri ne lâche pas le morceau. Le groupe d’opposition luzien a renvoyé un communiqué de presse au sujet de la majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Il y a quelques jours, les abertzale avaient sollicité le maire pour que ce dernier passe la majoration de 20 à 60 %.
Une mesure « confiscatoire », selon Peyuco Duhart, qui avait décliné la proposition. Cette fin de non-recevoir n’a pas convaincu Herri Berri : « Cette majoration à hauteur de 60 % concernant les résidences secondaires est une loi votée à l’Assemblée nationale et appliquée par la première des villes de l’Hexagone : Paris ! Au Pays basque, à des taux variables, des conseils municipaux de différentes tendances politiques l’ont d’ores et déjà votée : Hendaye, Ustaritz, Ascain, Bidart, Guéthary, Ahetze. »

« Double peine »

Pour Herri Berri, cette mesure n’a rien de confiscatoire : « C’est un geste de solidarité de ceux qui ont pu s’offrir deux logements ou plus. Pour nous le droit d’avoir un logement passe avant celui d’en avoir deux. »
Et le groupe d’opposition de poser la question : « Qu’est ce qui est réellement confiscatoire ? La taxe demandée ou plutôt le foncier confisqué par les résidences secondaires au détriment du foncier nécessaire à la construction de résidences principales ? »
Pour Herri Berri, « les Luziens n’ont pas à subir cette double peine : raréfaction du foncier à bâtir disponible et, dans le même temps, augmentation irrationnelle du prix du mètre carré de ce terrain à bâtir ».

1,4 millions en plus pour la Ville

Les élus abertzale ont fait le calcul : une majoration à 60 % rapporterait 1,4 million d’euros par an. « Cette somme permettrait d’intervenir pour des acquisitions foncières ou des préemptions de bâtiments. Ce qui permettrait aux opérateurs sociaux de démarrer des programmes de logements à des prix accessibles à tous. »
Herri Berri estime qu’une majoration de 60 % impacterait les propriétaires d’un T3 de 60 euros (120 euros pour une maison) : « Ces sommes sont-elles à ce point insupportables ? »

voir l’article sur le site de Sud Ouest