Arnaud Dejeans, correspondant local de Sud Ouest a relayé, dans l’article ci-dessous, le constat de l’engorgement croissant des routes à Saint-Jean-de-Luz fait par les élus lors de la conférence de presse organisée le 28 octobre 2017. L’article évoque les conséquences pour les citoyens des embouteillages, les retards pris par les pouvoirs publics dans l’étude de faisabilité de la création d’une nouvelle bretelle.

conférence de presse des élus Herri Berri sur le dossier de l'autoroute

Le groupe d’opposition Herri Berri dénonce les lenteurs sur le projet de création d’une nouvelle bretelle d’autoroute à Chantaco. Et demande la protection des riverains de l’autoroute A 63.
Les courriers et les coups de gueule des associations d’usagers de l’autoroute A 63 ne portent toujours pas leurs fruits. En attendant que les quatre acteurs (Ville, Agglomération, Département, Vinci) décident enfin de lancer l’étude de faisabilité sur la création d’une nouvelle bretelle d’autoroute à Chantaco, les embouteillages polluent le quotidien des automobilistes de la Nivelle.

C’est désormais au tour du groupe d’opposition luzien Herri Berri de monter au créneau : « La solution aux problèmes de circulation existe : elle se trouve ici et maintenant », exhorte le chef de file abertzale Pascal Lafitte en pointant du doigt « les retards dans ce dossier dus à une inertie des pouvoirs politiques locaux et une absence de vision stratégique » : « C’est une faute politique majeure », juge-t-il en demandant solennellement aux décideurs de prendre leurs responsabilités.

Ne pas laisser le train passer

Lors du dernier Conseil d’agglomération, le président Jean-René Etchegaray a promis que la collectivité basque financerait une partie de l’étude de faisabilité, dont le coût est supérieur à 100 000 euros. Pas de quoi rassurer Herri Berri : « La même promesse a été faite l’an dernier, à l’époque de l’Agglomération Sud Pays basque, par Peyuco Duhart. Pour l’instant, cette étude n’est toujours pas budgétisée », s’inquiète Pascal Lafitte.

Il demande à Jean-René Etchegaray (Agglo Pays basque), Peyuco Duhart (Ville), Jean-Jacques Lasserre et Claude Olive (Département) « d’enclencher toutes les études et procédures pour que la réalisation de ce nouveau diffuseur soit effective dans les meilleurs délais ».
Le train de la gratuité entre les échangeurs n° 2 et n° 3 est passé sous le nez des Luziens il y a quelques années. La faute à une très mauvaise négociation du Conseil général de l’époque. Le groupe d’opposition ne voudrait pas revivre pareille mésaventure sur le dossier du demi-diffuseur autoroutier à Chantaco (1). « La solution technique existe », anticipe Herri Berri qui espère la création de deux giratoires sur la route de Chantaco (RD 918), de part et d’autre du pont autoroutier de la Nivelle, ainsi que deux bretelles d’accès et de sortie. « Ce nouvel accès sans péage permettrait de dévier le flux des voitures de la Nivelle où vivent plus de 30 000 personnes », chiffre Pascal Lafitte en énumérant les gagnants d’une telle infrastructure : habitants, travailleurs, entreprises, touristes, etc.

Coup de klaxon politique

« C’est une solution qui permettra de désengorger la ville de Saint-Jean-de-Luz en fluidifiant la circulation, de désenclaver la vallée et de conforter l’autoroute dans sa fonction de desserte locale. »
Ce coup de klaxon politique permettra-t-il de donner un coup d’accélérateur à ce dossier ? Le projet ne pourra voir le jour qu’avec un engagement politique fort », conclut Herri Berri. Pour l’instant, les élus de la Nivelle, de Saint-Pée jusqu’à Saint-Jean-de-luz, sont particulièrement discrets sur ce sujet, pourtant consensuel.

mobilisation des riverains contre les nuisances de l'autoroute A63 à hauteur de Saint-Jean-de-Luz

« Nuisances insupportables »

Herri Berri a rencontré des riverains de l’autoroute impactés par les travaux d’élargissement. Ces derniers doivent se terminer au cours de l’année 2018.«Certains habitants d’Acotz, Jalday ou Urthaburu vivent une situation insupportable. Depuis la disparition des arbres, les pollutions sonores, visuelle et atmosphérique sont dramatiques », rapporte Peio Etcheverry-Ainchart. « Le bruit des camions peut atteindre 75 décibels dans le jardin de certains riverains », chiffre-t-il. Vinci et le préfet ont promis que des relevés seraient effectués à la fin du chantier. Et que des travaux d’insonorisation seraient effectués au domicile des propriétaires lésés. « Ce n’est pas acceptable. Car certains habitants veulent aussi profiter de leur jardin. Et que fait-on des particules fines atmosphériques et de la pollution visuelle ? » Herri Berri demande au maire de défendre ses habitants et de ne pas attendre dix à quinze ans, le temps que les arbres repoussent, pour agir.