Des déchets provenant du secteur de la construction

déchets inertes btp Des déchets issus de la construction

La gestion des déchets inertes est une réalité méconnue du monde de la construction, directement liée à l’économie du BTP et touristique. La majorité de ces déchets sont des matériaux naturels (terres et pierres) issus des terrassements (excédent/déblais). Les deux sources principales sont : le bâtiment et les travaux publics soit par des chantiers publics (routes, parkings, bâtiments publics, infrastructures…) ou privés (promotion immobilière, maison individuelle…).

Des sites de stockage en nombre insuffisants

Les sites de stockage autorisés, rares et en nombre insuffisant, entraîne la recrudescence de remblais illégaux ou sauvages. Le producteur du déchet (promoteur privé, bailleur social, commune, particulier) en est responsable jusqu’à son élimination finale ou valorisation dans une filière autorisée. Les terrassiers, souvent pointés du doigt, évacuent les terres vers des sites autorisés (ou non…) contre rétribution pour le promoteur.

Les déchets inertes : un risque pour l’environnement

Les remblais de déchets inertes illicites ne sont pas des décharges, mais sans contrôle ils peuvent le devenir et sans localisation comment connaitre les risques potentiels pour l’environnement ou prévoir un futur aménagement. Seuls les sites autorisés permettent une traçabilité des déchets. Depuis le début des années 2000, on comptabilise une trentaine de sites de stockage (autorisés et illicites) sur l’ensemble du territoire communal ! Ces remblais sont responsables d’une consommation des espaces agricoles et naturels (plusieurs hectares par an) et entraînent parfois la destruction de boisement ou le remblaiement de cours d’eau. Les terres agricoles peuvent également perdre en qualité agronomique.

Multiplication des projets de construction = multiplication des déchets inertes à évacuer

Un problème politique et économique

logo Vinci Construire un nouveau parking souterrain engendrera des milliers de m3 de déchets

En l’absence de solutions légales pour évacuer les déchets inertes de nombreux projets publiques et privés seraient freinés ou stoppés. Cette problématique est un réel enjeu politique et économique. Dans les mois et les années à venir, de nombreux projets communaux (Pôle culturel, Trikaldi, parkings relais, projet Foch…) et projets privés (promotions immobilières, extension Jalday…) vont nécessiter l’évacuation de dizaines de milliers voire d’une centaine de milliers de m3.

A titre d’exemple, la création du parking souterrain des Erables « Cœur de Ville » (env. 20 000 m3) équivaut à 250 bus scolaires ou 8 piscines olympiques. Le projet de parking souterrain « Foch » (env. 75 000m3 = 30 piscines olympiques) permettrait de réhausser la pelouse du stade de Kechiloa jusqu’en haut des poteaux !

Et à ce jour Saint Jean de Luz ne possède aucun site autorisé pour accueillir ces (nos) déchets inertes! Les communes voisines ont peu de sites autorisés (et ont aussi leurs projets). Le nouveau site intercommunal d’Urrugne n’est qu’une partie de la solution ! Mathématiquement cela coince… Où vont partir les autres déblais ?

La responsabilité de M. le maire engagée sur la gestion des déchets

Que M. le Maire en tant que premier dépositaire de l’autorité du pouvoir de police sur la commune prenne ses responsabilités (sans que cela ne porte atteinte à sa personne ni ses fonctions comme lors du drame de Signes). Que les promoteurs assument la gestion des déchets produits !

Créer en urgence un site de stockage des déchets inertes à Saint-Jean-de-Luz

Pour nous, Herri Berri, la création d’un ou plusieurs sites sur le territoire communal ou intercommunal est nécessaire et urgente afin d’accompagner l’économie locale et pour protéger notre environnement. Cela passe par une réflexion commune sur le modèle d’urbanisation et d’aménagement de nos territoires littoraux sous forte pression foncière.

Est-ce normal de construire sans solution pour évacuer ou recycler les déchets produits ? Arrêtons de nous voiler la face et de penser que nos déchets se volatilisent, regardons la réalité en face et agissons pour que le développement du territoire ne se fasse pas au détriment de l’environnement et des générations futures.

 

A suivre, un article de fond sur ce problème des déchets inertes