Délibération, proposée par la majorité, concernant le budget primitif de l’Office de Tourisme, du commerce, de l’artisanat: « Avant de parler chiffres et d’exprimer nos commentaires par rapport à ceux-ci nous voudrions relever ce qui nous semble aller dans le bon sens concernant ce budget primitif 2015 de l’Office de Tourisme (OT).

Des animations commerciales qui vont dans le bon sens

Pour ce qui est des animations commerciales, nous notons une réelle volonté de densifier l’offre et de l’étaler sur l’ensemble de l’année. L’Office de Tourisme, devenu depuis peu également celui du commerce et de l’artisanat doit être en capacité de proposer, en synergie, avec tous les acteurs du commerce luzien une politique commerciale ambitieuse, attractive et opérante sur les douze mois de l’année. C’est beaucoup par ce vecteur, qu’une partie non négligeable de l’activité économique de notre cité pourra être assurée en termes d’emplois et de rentrées fiscales. Au niveau de ces animations, tout n’est pas parfait- on pourra toujours discuter de la qualité de celles-ci ou de leur pouvoir attractif- mais la direction prise semble la bonne et la volonté présente.
office du tourisme de saint-Jean-de-Luz

Mettre en place une politique commerciale

L’élaboration d’une charte d’occupation du domaine public ainsi qu’une définition graphique des supports commerciaux vont dans le bon sens. Néanmoins, il nous semble urgent de recruter dans les meilleurs délais, un professionnel compétent, essentiellement dédié à la mise en place de cette politique commerciale. Il nous semble que c’est par cet investissement, d’abord humain, que celle-ci sera à coup sûr pérennisée et efficiente. Là est à produire et à assumer par la Ville un effort financier certes non négligeable mais avec, un retour probable conséquent sur investissement.Une précision tout de même importante, nous ne succombons pas à un quelconque « syndrome de Stockholm », mais tout ce que je viens d’exposer était contenu dans le programme électoral d’Herri Berri.

Un vote négatif du budget

Pour ce qui concerne la délibération relative au budget primitif 2015 de l’Office de Tourisme, notre vote sera négatif pour essentiellement deux raisons :
  • La première, classique et récurrente car comme pour chaque budget, nous pensons que la hauteur de la subvention attribuée par la ville pourrait être minorée sans impacter significativement l’activité  de l’OT ; pour le vérifier, il suffit de constater à la clôture du compte administratif du budget le reliquat positif relatif aux 6 derniers exercices budgétaires :220.000 euros.
  • La seconde, nouvelle est liée au contexte budgétaire ; Vous n’êtes – nous ne sommes pas- sans savoir que la DGF 2015 à destination des communes va être singulièrement diminuée, sensiblement autour de 500.000/600.000 € nous avez-vous annoncé. Au regard des près de 3.600.000 euros de dotation 2014, cela représente une baisse voisine de 16%.
Effectivement, vous baissez la subvention de l’Office de Tourisme mais dans des proportions bien moindres, seulement de 6% (545.000 € à 515.000 €). Nous ne sommes pas d’accord avec cette répartition de l’effort budgétaire qui doit, selon nous, concerner différents postes du budget en fonction de priorités clairement hiérarchisées.A ce titre, la subvention accordée à l’Office de Tourisme est une ligne qui constitue un marqueur politique et économique certes nécessaire mais, particulièrement en période de contraintes budgétaires fortes . . . pas prioritaire.

Une politique touristique communautaire

Sur un autre plan, la communauté d’Agglo Sud Pays Basque, dans le cadre de sa compétence « développement économique » doit «  impulser le « développement des filières économiques » et notamment la « filière tourisme ». En conséquence, nous pensons qu’au regard des années à venir où les baisses de dotations étatiques iront s’accentuant, il est temps de réfléchir à une politique touristique davantage intégrée à l’échelle de l’Agglo. Il s’agira à ce niveau de poser les enjeux de cette politique, ses déclinaisons stratégiques et les choix opératoires associés. Il nous semble qu’une telle démarche mettant en synergie les Offices de Tourisme déjà existants sur le territoire, mutualisant les moyens financiers et humains de ceux-ci sera la plus à même de permettre des économies d’échelle et de proposer une politique touristique plus visible et efficiente.Pour autant, faut-il aller vers un Office de Tourisme communautaire unique qui ne garderait comme antennes locales que ceux existants actuellement ? L’association Terre et Côte Basques, dans sa structure actuelle est-elle pertinente et comment la faire évoluer afin qu’elle porte davantage cette politique touristique communautaire ? Comment redéfinir ses missions, ses compétences, avec quels moyens humains et financiers ? « Toutes ces questions et d’autres peuvent et doivent être ouvertes, débattues. Un cadre existe, une volonté doit naître, c’est de l’avenir d’une des activités économiques de notre ville et plus largement de notre territoire dont nous parlons ! » Conseil Municipal du 12 décembre 2014, intervention de Pascal Laffite