3 grands sujets à l’ordre du jour du petit encart réservé à l’opposition municipale dans le nouveau numéro de janvier 2018 de Berriak, le magazine municipal de Saint-Jean-de-Luz :
  • Un dernier hommage à Peyuco
  • Notre réaffirmation de l’importance du repos dominical comme socle de la vie sociale
  • La nécessité de mieux encadrer l’activité des promoteurs immobiliers comme le prouve l’affaire du programme immobilier derrière la polyclinique.

Agur Peyuco

Peyuco DUHART nous a quittés en cette fin d’année 2017, dans l’exercice de son mandat. Les hommages concernant l’homme et le maire ont été nombreux ; sur le plan humain, Herri Berri s’y est pleinement associé, reconnaissant à ce luzien de naissance disponibilité, empathie et proximité. Sur le plan politique, nos divergences étaient réelles et nombreuses, mais toujours débattues dans un respect mutuel. Au long de ses numéros, Berriak a porté témoignage de nos différences assumées ; celui-ci ne fait pas exception…

Pour le repos dominical

détente devant la cheminée avec un smartphone et un café chaud
Lors du dernier conseil municipal nous avons dû nous prononcer sur une énième dérogation quant au repos dominical des salariés. La délibération porte sur les « dimanches du maire ». Il est proposé le maximum d’ouvertures autorisées permises par la loi (12). Est-il vraiment indispensable d’ouvrir toute la journée ces magasins à dominante alimentaire, alors que la législation leur permet déjà d’ouvrir jusqu’à 13h toute l’année ? Le travail du dimanche ne se pense pas qu’en termes économiques. C’est un enjeu de société. Le repos dominical commun est indispensable à la vie personnelle, familiale, amicale, sportive et culturelle. Nous avons donné un avis défavorable car nous considérons qu’une dérogation de 12 dimanches supplémentaires, qui s’ajoute à celle du classement de notre commune en station classée de tourisme, plus les dérogations précédemment votées, n’est pas nécessaire. D’année en année les dérogations s’empilent, écornant à chaque fois un peu plus le code du travail.

Mieux encadrer la promotion immobilière

Le 2 décembre dernier, Herri Berri a organisé une action de dénonciation dans un nouveau programme immobilier luzien, derrière la polyclinique. Ce programme, œuvre du promoteur bayonnais IFO (Frédéric Orard), a été autorisé sur la base de deux permis de construire distincts – dont un « écran » – de chacun moins de dix logements, afin de passer sous la barre nécessitant de prévoir des logements sociaux. Il s’agit pourtant bel et bien d’un seul programme de 27 logements, où il en aurait fallu 9 sociaux. Un flou juridique et un bel abus de droit présumé, sur le dos des luziens. De telles pratiques sont honteuses, alors même qu’au regard du marché local le logement dit « social » est celui de 80% de la population luzienne. Reste à savoir réagir face à cette situation. Herri Berri a avancé des propositions en ce sens il y a bientôt deux ans, attendant désormais l’aboutissement du prochain Plan Local d’Urbanisme.