Où sont passés les arbres des Erables ?
Auteur : Mairie de Saint Jean de Luz

Par délibération, en décembre 2012, le conseil municipal de Saint-Jean-de-Luz a approuvé le projet d’aménagement de l’îlot les Erables, boulevard Victor Hugo.

L’ensemble du programme est aujourd’hui achevé et a permis la réalisation de 69 logements dont 23 logements sociaux privés, le développement de commerces de proximité en lien avec les Halles, l’extension du complexe de cinéma Le Sélect. A l’origine du projet, la SCCV Les Erables, titulaire du permis de construire, devait procéder à l’aménagement de la placette centrale, et proposer sa rétrocession à la commune, aménagements compris (sculpture et mobilier), à titre gratuit. Par ailleurs, afin de rendre hommage aux anciens propriétaires de cet îlot, le conseil municipal a dénommé cette placette “Place Celhabe”.

Aménagement bradé

L’aménagement de cet îlot nous semble insatisfaisant. Au plan esthétique, chacun peut avoir son avis sur les bâtiments, l’œuvre d’art de la placette, l’aménagement des accès ou même des poubelles. Mais sur l’aspect extrêmement minéral que prend le revêtement, il y a, par rapport au projet initial, un problème. Nous ne reviendrons pas sur l’abandon de la toute première idée qui était celle d’un pôle ludo-culturel, mais sur le fait que, quelle que soit la nature du projet global de cet îlot, il a toujours été question que l’aménagement soit assorti d’une aire végétalisée, du vert, de la respiration. Or, dans l’îlot achevé, en lieu et place des arbres, on trouve des bacs à fleurs sur roulettes. Rien à voir avec la végétalisation promise. Le promoteur, arguant de retards et de surcoûts, n’a pas rempli son contrat. La réception des travaux aura, tout de même, finalement, été acceptée en arrachant au promoteur de mettre ces bacs à fleurs d’une valeur modique de 19 000 €.

Ménagement répété

C’est très insatisfaisant. Surtout quand on constate que le parvis des halles est tout aussi minéral, que celui du monument aux morts l’est encore, et que les premiers échos du futur îlot Foch nous laissent craindre la même chose. Un peu de minéral c’est bien, c’est à la mode. Mais on a besoin de végétal dans ce centre-ville.

Au plan des relations, parfois épineuses entre la ville et ses partenaires privés, cet exemple, ajouté à celui désolant du promoteur IFO, derrière la clinique, que nous avons dénoncé en décembre dernier, laisse s’instiller l’idée que les promoteurs peuvent faire leur loi. Il est anormal qu’un cahier des charges ne soit pas respecté, qu’on puisse s’engouffrer dans les zones grises d’un PLU, pour s’absoudre du respect de son règlement. Il doit y avoir une réaction plus musclée de la force publique.

Peio Etcheverry-Ainchart  / FS

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