Trikaldi bientôt rasé ?

Après quarante ans de bons et loyaux services publics rendus aux usagers de ce territoire, et bien que la population «senior» ne cesse d’augmenter, cet établissement de soins risque d’être rayé de la carte au vrai motif que le centre hospitalier de la Côte Basque souffre d’un déficit financier important. Il n’y a pas d’autre raison objective qui justifie cette décision quand on connait le taux d’occupation de Trikaldi et le nombre de personnes en attente d’hospitalisation sur ce site.

Une fois de plus, les structures de soin luziennes servent de variable d’ajustement pour combler les difficultés budgétaires du Centre Hospitalier.

Le Directeur du Centre Hospitalier est venu présenter ses vœux au personnel. Bien que la tonalité générale de son discours soit restée vague, il a annoncé le transfert de 22 lits de long séjour sur 76 au Prissé, le nouvel établissement de Bayonne Nord, avec toutes les conséquences induites, tant pour les personnes âgées malades que pour leurs proches. En clair, notre territoire perd 22 lits d’hospitalisations de long séjour de même que la commune perd les emplois correspondants. Quel avenir pour les 52 lits restants ? Rien n’a été divulgué. Seront-ils intégrés et à quelle hauteur au sein d’Udazkena, qui va être refait et agrandi ?

Quant à l’avenir du service de médecine gériatrique sur Saint-Jean-de-Luz, qui semble être l’urgence du Directeur aujourd’hui, là aussi pas de réponse claire. Après avoir envisagé le transfert de toute cette structure sur Bayonne, quelques lits de médecine pourraient être maintenus. Combien ? Le personnel n’en saura pas plus. Ce projet va se traduire en définitive par une diminution supplémentaire de l’offre de soins publics sur notre territoire. Par contre, la phrase : « il faut vendre » a été clairement dite et entendue.

centre gériatrique Trikaldi

Une partie du foncier d’Udazkena bientôt vendue?

Pour le Directeur, concernant le foncier de Trikaldi et une partie du foncier d’Udazkena, il est possible de vendre après modification du PLU ! Aujourd’hui protégés et encadrés, ces deux sites ne peuvent être livrés à la spéculation immobilière. Par contre, le PLU étant actuellement en révision, le maire peut choisir de « passer en force » en ouvrant ce foncier à la vente. C’est la raison pour laquelle, informé de ces projets, il ne peut rester silencieux ou se contenter de réponses vagues sur ce sujet. Tout est mis en place tant au niveau du Centre Hospitalier que de la Mairie, pour ne pas aborder ce sujet avant les élections municipales.

Herri Berri dénonce cette attitude. Dans quelques semaines, les électeurs seront appelés à choisir une nouvelle équipe municipale ainsi que ses élus communautaires. Ils doivent le faire en toute connaissance de cause. Notre ville, mais aussi la Communauté d’Agglomération Sud Pays Basque a besoin de cet hôpital de proximité pour répondre aux besoins de sa population.

Herri Berri s’engage à tout mettre en œuvre pour conserver dans le domaine public le foncier menacé de vente, à maintenir les équipements existants et à développer de nouvelles structures comme un « accueil d’hospitalisation de jour ».

Au vu de l’impact important des choix à venir sur la population concernant ce sujet, Herri Berri demande à Peyuco Duhart, actuel maire UMP de Saint-Jean-de-Luz, de se positionner clairement et en public sur ce sujet qui fait débat.
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